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Interview : Responsable de Communication en Mairie

Responsable de Communication en Mairie

Jean-Christophe Garibian (32 ans)

Après avoir obtenu son Bac A1 (lettres et mathématiques) il se dirige vers l'EFAP (Ecole Française des Attachés de Presse) dans laquelle il est amené à faire de nombreux stages. Son orientation professionnelle est à l'époque tournée vers le journalisme et le métier des relations presses.
Il décide donc d'orienter ses recherches vers les domaines de la presse, la musique et la culture. Il effectue ainsi des piges à la Voix du Nord et à Nord Eclair et est stagiaire dans différents labels de musique tels que « Play it again sam » en Belgique, « Sony », « Virgin », « Sriracha Sauce » et culture commune.
Il a ensuite été correspondant de presse pour « Nord Eclair », « l'Avenir de l'Artois », « l'écho de la Lys » avant de travailler à la rédaction de radio Nostalgie.
En 1998 il entre à la maison des jeunes et de la culture de Nœux-les-Mines où il est chargé de la communication et a la responsabilité de créer intégralement une télévision locale pour la ville. Ce qui constitue à ce jour sa plus grande réussite professionnelle.
En 2000, il intègre « par hasard » le service communication de la ville d'Auchel. En effet, il avait envoyé un CV quatre ans auparavant et les responsables de la ville l'ont retrouvé et l'ont appelé afin de le recruter.
Et en 2001 il répond à une annonce parue dans « la gazette des communes » et intègre le service communication et information de la ville d'Avion où il est nommé responsable du service.

Aujourd'hui à la tête d'une équipe de deux personnes, composée d'un maquettiste et d'une personne s'occupant essentiellement de la télévision locale, ses fonctions lui permettent d'avoir un rôle de journaliste et de communicant.
Pour lui il n'y a pas de journées types : « tu sais à quelle heure tu commences, tu ne sais jamais à quelle heure tu finis. » Ses journées sont ponctuées de rédactions d'articles pour le bulletin municipal, de tâches administratives, de relations avec la presse et avec le public, de réunions, de montage de sujet vidéo pour la télévision locale… Il a donc un rôle de terrain, il est le relais entre l'équipe municipale et la population avionnaise. Le service n'est pas attaché à une seule mission et l'équipe se doit d'être complémentaire et polyvalente. « Chacun sait maquetter, filmer, prendre des photos ou écrire des articles. »
Pour lui « le service communication est obligatoirement rattaché à la politique du maire » sans pour autant adhérer à sa politique. « Nous avons un devoir de réserve étant donné que nous sommes fonctionnaires. »

Il jette un regard critique sur le monde de la communication aujourd'hui. Les formations spécialisées proposées par les écoles sont utiles pour côtoyer le monde du travail et se forger un esprit mais d'un autre côté « on te fait miroiter tout et n'importe quoi. »
Pour intégrer un service communication en collectivités locales « un diplôme est souhaitable mais pas nécessaire » car il est possible de l'intégrer par concours de la fonction publique.

Selon lui, un communicant se doit d'être souriant, curieux, de savoir rester humble, savoir écouter et d'être organiser. Les objets indispensables du communicant sont « l'œil et l'oreille. » Lorsqu'il recrute un stagiaire, il veut quelqu'un qui touche à tout (photo, pao…) et qui soit dans une filière communication, mais il aime recruter au feeling, en fonction de la personnalité de la personne qu'il a en face de lui lors de l'entretien. Mais, il a rarement de stagiaire car il a peu de temps pour s'en occuper : « une fois par an je ne peux pas faire autrement sinon ils perdraient le bénéfice de leur stage. J'ai été stagiaire et j'ai tout vécu de la photocopieuse aux missions les plus intéressantes. Quand je prends quelqu'un c'est pour qu'il en ressorte satisfait et qu'il ait pu s'enrichir professionnellement. »

Ainsi, le métier de communicant en collectivités locales est un métier de terrain où l'on se doit d'être un relais actif entre la population et l'équipe dirigeante. C'est un métier de contact où le droit à l'erreur est infime car chaque opération de communication doit servir à l'image du maire. Ce n'en est pas pour autant une communication politique.
Mais comme dans tout métier « il faut toujours croire en ce qu'on fait. Que ce soit dans le privé ou le public, on est censé faire passer des messages. C'est la base du communicant, il y un émetteur et un récepteur. A partir de là il faut le faire du mieux possible en y mettant beaucoup de convictions. »
B.R.

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