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Interview : [BFM Grand Lille / L4M] DISP : « Le métier de surveillant est aussi un métier social »

06 avril
L’administration pénitentiaire recrute ses futurs surveillants. Un métier plus complexe et...
[BFM Grand Lille / L4M] DISP : « Le métier de surveillant est aussi un métier social »

L’administration pénitentiaire recrute ses futurs surveillants. Un métier plus complexe et passionnant qu’il n’y parait. Georges Muciek, lui-même ex-surveillant et désormais formateur des personnels au centre pénitentiaire de Longuenesse, nous explique les missions principales d’un surveillant lors de l’émission « C’Votre Emploi » du mercredi 31 mars sur BFM Grand Lille, et répond aux questions de Marie Dufour (BFM Grand Lille / Grand Littoral) et de Thibaud Cottin (L4M).

La direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de Lille emploie plus de 4 000 personnes dans les Hauts-de-France, dont 3 100 personnels de surveillance. 125 postes sont aujourd’hui ouverts dans le domaine de la surveillance et les inscriptions au concours ont débuté. Le métier de surveillant, souvent associé à la violence dans l’actualité et les réseaux sociaux, comporte de nombreuses missions. « Le rôle du surveillant est de mettre en place les conditions de sécurité nécessaires dans les établissements pour que les détenus puissent aller dans les ateliers, suivre leur cours dans les écoles, se former », explique Georges Muciek. Accompagner les détenus dans leur parcours jusqu’à la sortie… voilà la mission quotidienne d’un surveillant. « Dès l’entrée en prison, on prépare les gens à un avenir, en prévenant la récidive. C’est le leitmotiv de l’administration pénitentiaire », déclare-t-il en précisant que « le surveillant est une personne qui fait beaucoup de social, dès le matin et tout au long de la journée dans l’accompagnement vers les activités, tout en assurant la sécurité publique ».

Au niveau des qualités humaines recherchées, M. Muciek les détaille en utilisant l’image de « la main de fer dans un gant de velours ».  Un bon surveillant, « c’est être capable d’avoir de l’autorité, mais aussi du discernement, de l’empathie, savoir écouter et comprendre les personnes en faisant respecter les règles ». Violence, radicalisation… les problématiques à gérer ont évoluées mais sont toujours aussi nombreuses pour ce métier à l’image difficile. En début de carrière, une formation de 6 mois est dispensée en alternance (l’école est située à Agen) pour maitriser au mieux les codes de l’univers carcéral.

Pour devenir surveillant pénitentiaire, il faut passer un concours, dont les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 mai. Ouvert aux personnes ayant le niveau brevet des collèges, âgées de 18 à 45 ans, le concours demande une préparation sérieuse en amont. Des nombreuses informations et annales du concours sont pour cela accessibles sur le site lajusticerecrute.fr.

Retrouvez l'intégralité de l'interview : 

[BFM Grand Lille / L4M] DISP : « Le métier de surveillant est aussi un métier social »