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Interview : Auxiliaire puériculture (bis)

Auxiliaire puériculture (bis)

Société: maison de la petite enfance « Les p'tit loups » à Mûrs-Erigné (49)

Quel parcours scolaire as-tu suivi ?

J'ai effectué un BEP sanitaire et social et un CAP petite enfance, le tout en deux ans. En fait, le BEP comprend douze modules, dont six sont communs au CAP, c'est pourquoi il est possible après l'examen, plus complexe, du BEP de passer le reste des modules du CAP.J'ai pu ensuite passer les concours d'entrée aux écoles de puériculture. C'est très difficile, le nombre de candidats étant très largement supérieur au nombre de places, il m'a fallu passer huit fois ce concours pour être admise.
La formation d'auxiliaire de puériculture se déroule en un an, en école spécialisée. Elle permet l'obtention d'un diplôme reconnu par l'état. Il permet de travailler en crèche, en maternité, en pouponnière, en halte garderie. Le CAP permet quant à lui de travailler en école maternelle et en tant qu'ATSEM (Agent Territorial Spécialisé d'Ecoles Maternelles).
Le BEP sanitaire et social permet d'être agent hospitalier.

La formation a-t-elle recourt à des stages ?

Les années de BEP-CAP sont ponctuées de trois mois de stages. L'école de puériculture comprend quant à elle six mois de cours et six mois de stages non rémunérés. J'ai ainsi pu travailler un mois en pédiatrie, un mois en crèche, un mois en halte garderie, deux mois en maternité et un mois en maison de retraite.

Est-ce que les stages ont changé ta vision du métier ?

Non au contraire, ça a confirmé mon envie de travailler auprès des enfants.

En quoi consiste la formation de puéricultrice ?

Nous apprenons à nous occuper des enfants d'une manière générale (faire manger, soigner, laver…). Les cours sont divisés entre les matières générales et d'autres plus liées à la profession comme l'éducation civique, nous avons également beaucoup de biologie.

Quelles sont d'après toi les qualités essentielles à la formation d'auxiliaire de puériculture ?

Il faut être dynamique, patient, aimer le contact avec les enfants et les parents, avoir de l'imagination et une certaine créativité pour les activités que nous devons sans cesse renouveler.

Peux-tu donner quelques conseils aux jeunes qui voudraient se lancer ?

Ne jamais négliger les stages, car ils permettent un premier contact avec la profession. Pour l'école de puériculture, attention aux oraux de fin d'année, on nous test vraiment sur notre culture générale, il faut également montrer sa détermination. J'ai personnellement pris des cours particuliers avec un de mes anciens professeurs de français. Il faut savoir que l'on peut rebondir d'une formation à une autre. La formation d'auxiliaire de puériculture a des cours communs à celle d'aide soignante. Une fois la première terminée, six mois de formations complémentaires suffisent pour passer l'examen.
Il faut savoir que le plus dur reste de trouver du travail, en effet j'ai obtenu mon CDI après quatre années de remplacement et de CDD dans les crèches et les maternités. L'ensemble de la profession utilise beaucoup le système du CDD ce qui ne nous assure pas une stabilité professionnelle. Cependant les CDD permettent de se former, dans tous les domaines.

Peux-tu me décrire une journée type d'une auxiliaire puériculture ?

8 h 30 - 8 h 45 : Installation
8 h 45 - 10 h 00 : Accueil des enfants
10 h 00 - 10 h 15 : Chansons
10 h 15 - 10 h 30 : Goûter
10 h 30 - 11 h 30 : Activités
11 h 30 - 11 h 45 : Retour des parents
11 h 45 -12 h 30 : Repas
12 h 30 - 12 h 45 : Change
12 h 45 - 15,16 h : Sieste
16 h - 16 h 15 : Goûter
17 heures : Fin de journée.
C.S.

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