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Interview : Sage-femme

Sage-femme

Audrey Caron (29 ans)

Société: Hôpital de Dechy

Parlez-moi de votre parcours scolaire ?

Après un bac scientifique, j'ai fait une année de préparation au concours de sage-femme, puis j'ai fait un BTS Biotechnologie et enfin quatre années d'études de sage-femme.

Avez-vous effectué des stages ?

Les stages représentaient la moitié du temps d'étude. En première année, on assistait à des stages le matin et aux cours l'après-midi. Durant les autres années, on avait un mois de stage pour environ trois semaines de cours.

Quel est le contexte de ton embauche ?

Quand j'ai débuté, il y avait un besoin de sage-femme, ça n'a donc pas été trop difficile. De plus, j'avais effectué de nombreux remplacements l'été au sein de l'hôpital. Mes études finies je me suis donc présentée spontanément, et j'ai été embauchée, en CDD dans un premier temps puis en CDI.

En quoi consiste votre travail ?

Je m'occupe de tout ce qui concerne la femme enceinte : le suivi pré-natal, les cours de préparation à l'accouchement, l'accouchement, j'assure également le suivi des femmes hospitalisées pendant leur grossesse, les soins du bébé et de la maman. Je fais également des consultations post-natales ainsi que du suivi gynécologique.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Au départ, un peu par hasard, je souhaitais travailler avec des enfants et en me rendant à un forum d'orientation au lycée, j'ai rencontré une sage-femme, elle m'a expliqué la richesse de sa profession. Ce qui m'a plu c'est que ce n'est pas routinier.

Quelles sont les qualités nécessaires pour être une bonne sage-femme ?

Il faut avoir des qualités relationnelles, car on est en contact permanent avec des gens de caractères très différents, il faut donc s'adapter. Il est également essentiel d'être à l'écoute, d'avoir de la patience et de la rigueur car on n'a pas le droit à l'erreur. Ce métier demande également une certaine résistance psychologique.

Y a-t-il des inconvénients ?

C'est un métier de responsabilités, on a la pression du médico-légale, de plus en plus de gens font des procès, on a donc une certaine pression vis-à-vis de cela. De même, les horaires ne sont pas toujours compatibles avec la vie de famille, on travaille souvent le week-end, ou parfois lors de jours fériés.

Auriez-vous un conseil à donner à quelqu'un qui voudrait être sage-femme ?

Si c'est une vocation, alors il faut s'accrocher, ça en vaut la peine. Les études ne sont pas évidentes mais à la fin c'est une belle récompense car c'est un beau métier.
AT05/07/2010

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