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Interview : Prothésiste dentaire étudiant

Prothésiste dentaire étudiant

Fabien Leclercq (17 ans)

Quel est ton niveau d'étude aujourd'hui ?

Jusqu'à la fin de cette année scolaire (2003/04), j'étais au lycée, en filière professionnelle, où je faisais de l'électrotechnique. Mais, j'ai pris la décision d'arrêter et de me réorienter vers un apprentissage en alternance pour devenir prothésiste dentaire.

Pourquoi cette décision de changer d'orientation ?

La filière dans laquelle je me trouvais ne me plaisait pas. C'était trop scolaire. Les études de prothésiste dentaire m'offraient une meilleure formation qui, de plus, était moins tournée vers l'école et plus vers l'entreprise et la pratique.

Peux-tu nous parler de la façon dont se décompose le cursus ?

C'est une formation qui se fait en alternance, avec deux semaines passées en entreprise, pour une semaine à l'école. Je saurai exactement quels sont les cours qui y sont dispensés, à la rentrée, en septembre (2004). L'entreprise dans laquelle on se trouve nous rémunère à hauteur de 300 € par mois la première année. La principale difficulté étant que l'école ne nous aide pas à trouver l'entreprise pour qui on va travailler toute l'année. C'est à nous de nous débrouiller seuls.
Au total, cette formation dure sept ans, les cinq premières années devant se succéder et les deux dernières pouvant être effectuées plus tard. En fait, ce sont des années de spécialisation qui te permettent d'obtenir un niveau d'ingénieur.

Et toi, as-tu déjà trouvé une entreprise pour l'année prochaine ?

Oui, j'ai trouvé un laboratoire qui fabrique des prothèses, dans ma ville, à Fougères (Bretagne). En fait, je viens d'y faire un stage d'un mois (au mois de juin) et j'ai demandé s'il était possible que j'y revienne pour ma formation.

Qu'as-tu fait pendant ce stage ?

Un peu de tout. En fait, j'ai aidé dans la mesure de mes capacités. J'ai coulé des modèles de prothèses en cire, j'ai sculpté des prothèses et j'ai fait du revêtement. C'est un travail qui consiste à couler les armatures métalliques des appareils.

Ce stage a-t-il changé la vision que tu avais du métier ?

Pas vraiment. En fait, je savais déjà ce que c'était, car ce n'était pas mon premier stage. J'en avais déjà fait un de trois jours dans un autre labo, qui même s'il n'était pas long, m'a permis de découvrir cette profession. A l'origine, ce n'était qu'un stage d'observation mais j'ai quand même un peu participé.

Qu'est-ce qui t'a plu dans le stage que tu as fait en juin ?

Surtout, le rythme de travail, qui est assez tranquille. On peut prendre son temps. De plus, ce stage m'a montré réellement en quoi consistait ce travail.

Selon toi, quelles qualités faut-il pour exercer ?

D'abord, la patience, car c'est un travail de précision qui demande que l'on prenne son temps. Ensuite, je dirais qu'il faut disposer d'une certaine dextérité et aimer se servir de ses dix doigts.

As-tu des conseils pour les jeunes qui souhaitent suivre la même formation que toi ?

Etant donné que je n'ai pas encore réellement commencé la formation proprement dite, je ne pourrais donner qu'un seul conseil : faites au moins un stage avant de commencer, pour voir. Ce type de formation change vraiment beaucoup de l'école et elle ne correspond pas forcément à tout le monde.

Comment envisages-tu l'après formation ?

Simplement… Je voudrais m'installer en tant qu'indépendant. Mais bon, d'ici là, j'ai encore un peu de temps.
P.E.M.

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