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Interview : Directeur Marketing

Directeur Marketing

Jérôme DUHAMEL (27 ans )

Société: Hydravision (Tourcoing)

Vous êtes aujourd'hui directeur marketing d'une entreprise en plein essor. Comment en êtes-vous arrivé là ?

J'ai eu mon Bac S à Saint-Omer. Je me suis ensuite lancé dans un BTS Force de vente. J'en ai surtout tiré un fort sens du contact mais aussi une forte envie de poursuivre. J'ai été admis en admission parrallèle en école de commerce, l'admission étant sur dossier (J'ai obtenu mon BTS avec 14/20…). L'école de commerce était l'ISEG Lille (Institut Supérieur Européen de Gestion).

Qu'en est-il de vos expériences ? Avez-vous eu des stages à faire ?

Oui, de nombreux stages. L'un des plus marquant était en fin de première année de BTS, j'ai effectué un stage de six semaines chez France Combi. L'entreprise est basée à Lestrem, dans le Pas-de-Calais, et est spécialisée dans les volets roulants et les moustiquaires. J'y ai aussi travaillé pendant mes vacances scolaires, et ce, durant deux ans. Je gérais notamment le merchandising et la formation des vendeurs. C'était un travail fatiguant mais très prenant ; je voyageais beaucoup sur toute la France et la Belgique et n'étais donc pas souvent chez moi. Mais c'était extrêmement intéressant et formateur. Et puis, l'avantage de la PME, contrairement aux grandes entreprises, est d'avoir rapidement plus de responsabilités.

Pourquoi ne pas être resté chez eux dans ce cas ?

Je me suis rendu compte que le commercial et le merchandising, c'était bien, mais que j'avais envie d'aller plus loin. C'est à dire, pas seulement de vendre ou d'implanter des produits, mais de les définir, de concevoir la promotion, etc. Bref, me rapprocher davantage du marketing en fait.
A la fin de mes études en école de commerce, j'ai effectué un stage chez Hydravision pendant six mois, puis j'ai été embauché il y a 4 ans en tant que directeur marketing.

Que faites-vous exactement ?

Ma fonction consiste en du marketing, de la communication et un peu de commercial. S'agissant de la communication, je gère par exemple les relations presse concernant la société et partiellement le produit (jeu vidéo). Sur ce dernier point, il faut être conscient que les budgets communication et marketing liés à un jeu vidéo sont énormes. Ils ne sont donc pas à la charge du développeur de jeu (Hydravision) dont le métier est de conçevoir des jeux, mais à la charge d'un éditeur (MC2-Microids ou UbiSoft, par exemple) qui édite de nombreux jeux, dont le nôtre. La tâche est néanmoins vaste et consiste notamment à anticiper et faciliter la mission de l'éditeur, à gérer tout ce qui est « salons » en tant que visiteur ou exposant, gérer les relations avec les institutionnels et les écoles, assurer le suivi du site web, créer des documents commerciaux, obtenir des aides (CNC, par exemple), réaliser des études de marchés, recontrer nos clients, etc.
Je m'occupe enfin du recrutement en étroite relation avec le directeur technique et les chefs de projets.

Quels conseils souhaiteriez-vous donner à un jeune qui voudrait suivre votre exemple ?

D'abord, ce n'est pas parce qu'on travaille dans le jeu vidéo, qu'on est payé pour jouer pour autant. Ceux qui pensent cela se trompent sur la réalité du métier. C'est une vraie industrie, avec des enjeux et des impératifs. La passion est un véritable plus, mais les compétences sont néanmoins indispensables. Un poste comme le mien n'est pas courant. Il l'est plutôt chez des éditeurs tels que Atari, MC2, UbiSoft, BigBen, etc.

Vous évoluez aujourd'hui dans l'univers du jeu vidéo. Les autres secteurs vous restent-ils nénamoins ouverts ?

Mon poste n'est pas aussi spécifique que les postes d'infographistes ou de game-designer chez Hydravision. Il a l'énorme avantage de se retrouver dans d'autres sociétés n'ayant rien à voir avec le jeu vidéo. Mon conseil pour un jeune souhaitant suivre mon exemple serait donc de s'orienter vers un poste à vocation Marketing-Communication. De postuler dans diverses sociétés qui l'intéressent, dont celles travaillant dans l'industrie vidéoludique. Si vous vous démarquez et êtes embauchés dans le jeu vidéo, vous pourrez allier travail et passion, mais ça ne veut pas dire pour autant que vous vous ennuieriez dans un autre secteur. Ce sera sans aucun doute différent, mais pourra très bien être tout aussi passionnant.
SM et AO

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