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Interview : Technicien automobile

Technicien automobile

Comment en êtes-vous arrivé à ce métier ?

J’ai d’abord suivi une année de seconde générale. À vrai dire, j’étais un peu perdu et je ne savais pas vraiment à quoi consacrer mon avenir professionnel. Après avoir redoublé, j’ai pris la décision de me diriger vers une seconde professionnelle dans le domaine de la mécanique automobile. J’y ai effectué un baccalauréat professionnel puis un BTS en alternance.
Durant mes études, j’ai pu être au contact de la réalité du métier à travers de nombreux stages – six mois en tout de la seconde à la terminale, et mon alternance. Je les ai tous effectués au garage de la Riviera de Villeneuve d’Ascq. Après mes études, j’ai été embauché au même endroit. D’abord durant deux CDD puis en CDI depuis janvier 2015.
Je suis content d’avoir effectué mon BTS en alternance, car je trouve qu’on en apprend toujours plus en situation professionnelle que durant les heures d’ateliers prévues dans la formation.

Pourquoi ce domaine professionnel et non pas un autre ?

J’ai toujours été intéressé par l’automobile, en particulier pour son fonctionnement interne. Plus jeune, j’effectuais déjà quelques réparations sur les voitures de mes parents. Comme j'étais un peu perdu quant à mon avenir professionnel, j’ai suivi cette attirance pour l’automobile.

Selon vous, comment ce métier a-t-il dû évoluer avec l’arrivée de la technologie dans les véhicules ?

On ne pratique plus ce métier de la même manière qu’on le faisait il y a dix ou quinze ans. Aujourd’hui, pratiquement toutes les voitures sont équipées d’outils électroniques assurant une conduite plus facile et/ou leur bon fonctionnement. C’est pourquoi nous sommes des techniciens : notre travail a trait à la fois à la mécanique et à l'électronique. D’ailleurs, nous effectuons plus de réparations ayant trait à l’électronique qu’à la mécanique pure.
Nous disposons d’un ordinateur que nous connectons sur la voiture et qui détecte les pannes sur lesquelles nous intervenons ensuite. La technologie nous assiste beaucoup dans notre travail de tous les jours, mais c’est nous qui agissons lorsqu’il y a des réparations à effectuer.

Lorsque j'ai entrepris mes études, je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir autant d’électronique dans un véhicule et j’ai été surpris en apprenant la double compétence que les techniciens possèdent aujourd’hui : l’électronique d’un côté et la mécanique de l’autre.

Quelles missions sont les vôtres ? Y a-t-il une journée-type ?

En arrivant le matin, je consulte le planning établi par notre chef d'atelier en fonction des impératifs et des clients. Je peux être affecté à plusieurs postes.

Les missions les plus courantes concernent les révisions de la voiture : vidange, filtres, vérification électronique du véhicule. Je peux également être affecté à de plus grosses tâches d'entretien comme la vérification et/ou le changement de la courroie de distribution, élément capital pour le bon fonctionnement du véhicule. À chaque fois, je suis assisté par l'ordinateur qui m'indique les pannes. Mais j'effectue toujours une seconde vérification, car une machine reste une machine, elle peut laisser passer des erreurs qui peuvent s'avérer problématiques.

Vaut-il mieux être spécialisé ou bien la polyvalence est de rigueur ?

Clairement, je crois que la polyvalence est préférable. Dans un petit garage comme le nôtre, il arrive que l’on reprenne le travail d’un collègue en cours de route. Il faut donc savoir faire le plus de choses possible.

Y a-t-il des possibilités d’évolution dans votre métier ?

Oui. Nous pouvons effectuer des formations spécialisées pour pouvoir assurer le contrôle entier d’un véhicule de A à Z. Et avec l’ancienneté, il est possible de devenir chef d’atelier.

Quelles qualités faut-il posséder absolument pour exercer cette profession ?

La plus importante pour moi est d’être passionné par l'automobile et la mécanique. Savoir être à l’écoute du client, mais aussi du véhicule. Lorsqu’on le conduit pour vérifier son état général, il faut tendre l’oreille pour essayer de déceler les pannes possibles et vérifier le ressenti des clients.
Il faut enfin être sûr de soi, de ses actes et être autonome pour ne pas entraver l'efficacité de l'atelier en requérant sans cesse l'aide de son chef.

Des conseils pour ceux qui voudraient suivre vos traces ?

Soyez autonome, car vous travaillerez plus vite sans ralentir l'ensemble de l'atelier à force de trop recourir à l'aide de votre chef. Je pense que posséder une petite expérience personnelle peut également être une bonne idée, pour pouvoir être le plus performant possible. Encore une fois, je suis persuadé qu'on en apprend beaucoup plus en stage qu'à travers les enseignements théoriques.

Quel est le salaire d’un technicien automobile ?

Actuellement, je gagne 1 270 euros net par mois.

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