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Interview : Employé de maison

Employé de maison

Mikaël Daubenton (29 ans)

Employé de maison

Quel a été votre cursus scolaire ?

A la base j'ai un profil plutôt scientifique puisque j'ai passé un bac S avant de me lancer dans des études de biologie. Je me suis ensuite réorienté vers un DEUST Génie des technologies de la propreté que j'ai complété par une licence professionnelle de management des services hygiène et propreté. Ce parcours était plutôt axé vers la gestion et le management d'équipe.

Qu'en est-il de vos expériences professionnelles ?

J'ai commencé par travailler un an sur site pour une entreprise de propreté où je m'occupais de superviser les équipes. Les cinq années qui ont suivies, j'étais plutôt chargé de tout ce qui touchait aux conseils et à la formation. La société qui m'employait était une cellule technique de référence et j'ai appris beaucoup de choses au niveau des attentes des différents publics, qu'ils soient acteurs, clients ou fournisseurs. Parallèlement à cette expérience, j'ai décidé de suivre une formation continue en intégrant un master Management et marketing appliqué aux métiers de services. J'ai ensuite démissionné pour pouvoir créer ma propre entreprise, Nordik Services, un projet qui me tenait à cœur.

Quelles sont vos activités en tant qu'employé de maison ?

On a tendance à croire que le ménage est à la portée de tout le monde. C'est vrai qu'on a tous des bases dans ce domaine mais être employé de maison c'est un vrai métier. Là où un particulier perdrait 5 heures à faire le ménage, je ne mettrais que 2 h 30. Après avoir réalisé des devis, je me rends chez les particuliers pour diverses opérations de nettoyage ou de jardinage. Je peux me déplacer simplement pour venir faire les vitres ou récupérer un panier de linge.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?

Pour moi le principal avantage réside dans le contact que l'on a avec les gens. Il y a une certaine proximité lorsqu'un particulier vous laisse entrer chez lui. Il faut instaurer un climat de confiance. Je me définis plutôt comme artisan, je suis passionné par ce que je fais et j'aime transmettre cet enthousiasme à mes clients. Au niveau des inconvénients, il est difficile de savoir où l'on va car le marché est encore en phase de démarrage. La loi Borloo a permis l'ouverture de ce marché mais à l'heure actuelle on n'a pas assez de recul pour anticiper les progrès et les développements possibles. L'autre inconvénient c'est qu'on a beaucoup de mal à recruter. Les profils peuvent être excellents au niveau des qualifications techniques mais lorsque l'on travaille pour des particuliers, le savoir-vivre et le savoir être sont des notions-clés.

Justement, quelles sont selon vous les qualités requises pour exercer ce métier ?

Comme je le disais, le savoir être est primordial. Il faut un minimum de tenue, un langage correct et bien sûr il faut être honnête et respectueux vis-à-vis des clients. Cela passe avant même les compétences techniques. Je serais prêt à embaucher une personne qui n'a pas forcément beaucoup d'expérience, du moment qu'elle a une présentation irréprochable. A partir de cela, le métier s'apprend vite et je suis prêt à passer du temps pour former les gens. Je le fais d'ailleurs déjà en interne afin de maximiser les compétences de mes collaborateurs.

Comment voyez-vous votre futur ?

Même si l'entreprise se développe vraiment bien et que je n'ai plus forcément la nécessité de travailler sur le terrain, je ne me vois pas enfermé dans un bureau à temps plein. En tant que gérant je m'occuperai des formalités administratives mais je garderai toujours un contact avec le client. Je pars du principe que si je m'éloigne du terrain, je ne pourrais plus cibler correctement les attentes des gens.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaiteraient se lancer dans le métier ?

Il faut d'abord avoir une grosse motivation car c'est tout de même un métier physique. Ensuite, je pense qu'il faut aimer le contact avec les gens. Si vous êtes plutôt timide et que vous avez des difficultés à aller vers le client, il vaut mieux ne pas se lancer dans le secteur du service à la personne. Pour finir, vous devez savoir en permanence vous adapter aux différents types de catégories sociales que vous pouvez côtoyer.
R. J.

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