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Dossier : Les métiers avec une mauvaise réputation

Les métiers avec une mauvaise réputation
Dès notre plus tendre enfance, certains métiers font rêver et ont un certain prestige pour une majorité de personnes : avocat, médecin, pompier, cosmonaute, sont tout autant d’idées de carrière qui donnent envie aux tout petits comme aux plus grands qui saluent le mérite de ces professions. A l’inverse, il existe d’autres postes bien moins glorieux qui, malgré eux, ont du mal à se défaire des préjugés et d’une très mauvaise réputation bien qu’ils demeurent essentiels à notre société moderne. Comme il faut de tout pour faire un monde, partons à la rencontre de ces métiers qui énervent ou rebutent pour essayer de les dédouaner un peu.

Parmi les domaines d’activité ayant une mauvaise réputation, le transport ferroviaire avec la SNCF demeure un grand classique. Les préjugés sur des agents toujours en grève, toujours en retard ou constamment en train de faire des travaux ou de changer des horaires, collent à ce secteur qui pourtant propose un choix de carrière assez conséquent. Les postes à pourvoir y sont très divers et très accessibles quel que soit le niveau d’études comme nous avons pu le voir dans ce précédent dossier.

Dans un tout autre genre et qui ne demande pas de diplôme particulier, nous retrouvons le métier de télévendeur qui est considéré comme l’un des plus énervants par la population. Même si une formation en vente peut-être un plus, vous pouvez accéder à ce métier directement mais il vous faudra des nerfs solides et une profonde envie de vous battre dans ce secteur commercial pour vous démarquer. Appels toute la journée, interlocuteurs parfois très agacés par les relances ou les coups de fils, mauvaise humeur et insultes peuvent parfois vous tomber dessus mais les amateurs de challenge trouveront tout de même leur bonheur dans cette voie. La performance est recherchée et cet aspect de la vente peut en attirer plus d’un.

En compétition très serrée avec le télévendeur pour ce qui est de la place du métier qui énerve le plus, on retrouve également l’agent contractuel de la police qui sanctionne les arrêts et stationnements irréguliers et pose des contraventions. Encore plus de nos jours, ce métier est très mal considéré avec l’image de la personne qui traque sans cesse les usagers afin de les faire payer. Cependant, même si cela peut être considéré comme une tâche ingrate dans certaines circonstances, le travail de « la pervenche » reste essentiel pour tenter de faire régner le bon fonctionnement d’une partie du code de la route.

Viennent ensuite des métiers beaucoup plus courants mais qui souffrent de plus en plus d’une mauvaise réputation. Cette catégorie regroupe des artisans comme les plombiers ou les garagistes qui, souvent considérés comme des voleurs ou des arnaqueurs, se doivent de lutter pour prouver leur bonne foi et leur sérieux. La hausse des prix pour certains services pousse de plus en plus souvent les clients à croire que c’est beaucoup payer pour pas grand-chose. Il reste toutefois évident que ces métiers ne doivent pas rebuter plus que les autres et qu’il est toujours possible au final de garantir une sécurité à ses clients en restant honnête, ces postes étant très accessibles par des formations pour ceux qui ont une vraie passion pour l’automobile ou les métiers manuels.

Dans le même registre que les « contractuelles », les agents de l’Etat sont très décriés par la majorité de la population et certains, malgré le sérieux de leur travail, doivent lutter contre les préjugés, les tensions que provoque leur activité. C’est le cas des CRS voire de la police en général qui sont garants de la sécurité mais qui doivent justement se confronter à la société, la moindre situation pouvant déraper. Les CRS sont souvent vus comme des soldats qui n’obéissent qu’aux pouvoirs publics notamment lorsqu’ils sont chargés de stopper une manifestation. Bien que cette action soit nécessaire, il en découle une très mauvaise image de ce poste particulier dans la police. Enfin, les huissiers de justice ont eux-aussi des missions particulières qui font de leur profession l’une des plus détestés par les français qui ont l’image de la personne vile qui vient « dépouiller » quelqu’un de ses biens jusqu’au dernier centime. Pourtant, même si de telles actions existent et ne font que respecter la loi, le travail de l’huissier ne s’arrête pas là et cela ne représente en réalité qu’une petite partie de ses attributions.

La morale à retenir de tout cela reste toutefois qu’il faut essayer de mettre ses préjugés de côté quelle que soit la voie professionnelle qui nous attire le plus. Professeurs, éboueurs (découvrez à cette occasion, l’interview d’Eric Verstrepen qui est en charge de la propreté publique à Lomme), proctologues et autres fonctionnaires sont également très décriés par la majorité mais il n’en demeure pas moins que tous les postes, du plus basique au plus important, du plus adulé au plus humilié a sa place dans le fonctionnement de notre monde. A vous donc de bien choisir ce que vous souhaitez faire dans la vie, même si à la base, cela semble un métier qui repousse, s’il vous offre de réelles opportunités.