Interview : Ghislain, épidémiologiste à Lille

Ghislain, épidémiologiste à Lille

Il y a des métiers dont nous ne soupçonnions pas l'existence. Épidémiologiste est l'un d'entre eux ! Nous avons rencontré Ghislain, pour en savoir plus : son parcours, ses choix d'orientation, ses missions quotidiennes.

 

 

Pour commencer pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier d’épidémiologiste ?

Il existe plusieurs façons de l’exercer et dans différents environnements. Pour ma part, je travaille dans la surveillance épidémiologique. En résumé, c’est un rôle de veille et d’alerte. À court, moyen ou long terme, il s’agit généralement de suivre l’évolution d’une pathologie dans une population donnée, de détecter des phénomènes épidémiques, et d’identifier des facteurs de risques. L’objectif, c’est de prévenir le plus tôt possible et le plus rapidement les autorités sanitaires, les médecins ou la population.

 

Comment parvenez-vous à suivre l’évolution des pathologies ?

Il existe des systèmes de surveillances qui peuvent être nationaux ou régionaux, et qui peuvent être très spécifiques de pathologies, ou au contraire être des données d’activités assez générales  (données des urgences par exemple). Ensuite, plusieurs missions incombent à l’épidémiologiste : s’assurer de la qualité des données dont il dispose, réaliser les analyses statistiques, et communiquer les interprétations réalisées à  partir des résultats.

 

 

Quel a été votre parcours ?

J’ai tout d’abord fait un DUT Génie biologique à Angers. Ensuite, je me suis orienté vers une licence de Biologie à Nantes, puis vers un Master 1 en sciences du médicament à Paris Sud. Mais au bout de quelques mois, je me suis rendu compte que ça ne me plaisait pas. J’ai donc décidé de me réorienter dans un Master Santé publique à Bordeaux !

 

Pourquoi avoir choisi la Santé Publique ?

Le fruit de ma première réflexion était que je ne voulais pas travailler pour des intérêts privés. Je voulais plutôt orienter mon travail quotidien vers le bien commun, l’intérêt général. C’est comme ça que le secteur de la Santé a rapidement été une évidence.

Pendant mon DUT, j’ai compris que je ne voulais pas non plus travailler à l’échelle individuelle: traiter des données en laboratoire, ou être au contact des patients aurait été très stressant pour moi, et aussi un peu frustrant. Je voulais faire plus ! Le domaine de la santé publique peut permettre justement d’anticiper des situations à risque ou d’identifier des actions de prévention pour essayer d’agir en amont des problèmes.

 

Dans ce cas, pourquoi pas la recherche ?

Simplement parce-qu’il s’agit d’échéances plus longues, et sur des thématiques souvent très spécifiques. Il faut des années, même parfois des dizaines d’années de recherches, dans un champ restreint pour espérer obtenir des applications concrètes à ses résultats.

Avec l’épidémiologie d’intervention, j’ai trouvé le juste milieu : celui de pouvoir agir et voir des résultats plus rapidement tout en contribuant au bien commun.

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