Interview : Responsable d'une station d'épuration

Responsable d'une station d'épuration

Responsable de site dans une station d'épuration (depuis Janvier 2012)

Société: Suez environnement – Degrémont

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J'ai d'abord effectué un Master 1 Sciences de l'Environnement à l'Université de Rouen suivi d'un Master 2 Gestion de l'Eau à l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Ces études m'ont permis d'aborder les problématiques environnementales au sens large (gestion des déchets et traitement des eaux notamment).

Avez-vous effectué des stages ?

En fin de Licence, j'avais déjà effectué un stage dans un centre industriel afin de travailler sur la gestion des déchets. L'année de Master 1 s'est terminée par un stage de 6 mois au cours duquel j'ai mené une étude microbiologique de l'eau potable au sein de la DDASS de Seine-Maritime et de l'Agence de l'Eau (les deux organismes d'Etat chargés du contrôle de l'eau potable en France). C'est lors de ce stage que j'ai réellement concrétisé mon projet professionnel dans le sens où j'ai pu collaborer avec des professionnels du traitement de l'eau. Le stage de Master 2 a été en réalité une passerelle vers le monde professionnel puisque j'ai pu intégrer le siège de la société Degrémont (filiale de Suez Environnement), en région parisienne, pour y travailler sur des documentations techniques d'équipements de traitement des eaux.

Comment êtes-vous devenu responsable de site ?

A l'approche de la fin de mon stage, j'ai fait savoir au service RH que je souhaitais intégrer la société et je me suis fait connaître de l'ensemble des services en demandant systématiquement des entretiens. Cette démarche a parfois été considérée comme déplacée mais elle s'est révélée efficace puisqu'une première mission d'intérim de 3 mois m'a été confiée. On m'a ensuite proposé un poste près de Lille. J'ai donc rejoint la société Degrémont dans la région Nord en janvier 2010. Mon travail consistait à superviser les équipes d'exploitation d'une grande station d'épuration (15 personnes) sous la responsabilité du responsable de site. En parallèle, j'étais chargé du suivi et de la maîtrise des procédés de traitement. En résumé, j'étais le garant du bon fonctionnement au quotidien de la station. En fin d'année 2011, j'ai accepté le poste de responsable de site que l'on m'a proposé de prendre dans une autre station, toujours dans le Nord.

En quoi consiste précisément votre travail ?

Je peux être amené à réaliser des tâches très différentes les unes des autres. Sur le plan administratif, je m'occupe du suivi du personnel et de la comptabilité (définition des budgets, suivi des achats). Je dois notamment fournir aux autorités plusieurs bilans concernant les performances et les résultats financiers de la station. Je vérifie également le bon déroulement du traitement et je contrôle régulièrement les résultats des analyses du laboratoire de la station.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Il n'y a pas de journée type car, chaque jour, des imprévus viennent modifier le planning ! En règle générale, une journée commence par un briefing des équipes (définition des tâches et des priorités pour la journée) puis je me consacre à la gestion administrative. Je fais ensuite un point sur les besoins d'équipements et de réparations avec la personne chargée du patrimoine. Je dois aussi gérer les urgences de tous types (achat de matériel à remplacer, dysfonctionnement du traitement, etc.). Cela oblige parfois à travailler tard, voire le week-end.

Quelles sont les qualités nécessaires à l'exercice de cette profession ?

Etre autonome et savoir se débrouiller seul ! Il faut également être capable d'effectuer plusieurs tâches en même temps. Le management est également très important car on ne peut pas déléguer une partie des tâches si les équipes sont mal encadrées.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce métier ?

Ce métier est très diversifié et loin d'être monotone ! On ne s'ennuie jamais ! Il peut y avoir de nombreuses perspectives par la suite : les compétences requises sont multiples donc les possibilités d'évolution le sont aussi. Toutefois, il ne faut pas oublier que l'on travaille dans un milieu industriel, donc dans un environnement très particulier : salissant, bruyant et… malodorant !

Quelques conseils pour quelqu'un qui aimerait se lancer ?

Il est important de privilégier les formations avec stage et avec mise en pratique. D'ailleurs, les jobs d'été doivent, autant que possible, se faire dans le secteur choisi.
PR09/03/2012

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