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Interview : Horloger

Horloger

Horloger, à Lille (depuis 1987)

Quel a été votre parcours scolaire ?

J'ai tout d'abord effectué un BEP-CAP de 3 ans en horlogerie. La partie BEP a été effectuée à Morteau en 2 ans et j'ai passé mon CAP chez mon père, à Lille, en 1 an seulement puisqu'il s'agissait d'une année complémentaire. Je suis ensuite parti un an à l'armée, ce qui nous amène à 1979, j'ai ensuite suivi une formation commerciale de 9 mois en IPC (Institut de Professionnalisation Commerciale), à Besançon. Cette dernière est rémunérée par l'état et offre un complément de formation, avant de se lancer. J'ai ensuite travaillé chez mon père en tant que salarié avant de reprendre l'affaire en 1987 soit cinq années après. Je suis toujours resté dans la même entreprise, c'est à dire celle où nous nous trouvons actuellement.

Avez-vous suivi des stages depuis votre installation ?

Oui, j'ai suivi un stage de gemmologie qui est l'étude des pierres précieuses, ce stage était également dédommagé financièrement.

Auriez-vous des conseils à donner aux jeunes qui voudraient se lancer ?

Je pense tout d'abord que les jeunes doivent plus se diriger vers la profession de bijoutier, qui connaît moins de problème d'embauche. Aujourd'hui pour être horloger, il faut vraiment être passionné.

Y a t-il des similitudes entre la profession de bijoutier et celle d'horloger ?

Les deux professions sont bien distinctes, la pratique de l'une de ces professions n'implique pas forcément la pratique de l'autre. Le travail de bijoutier est plus axé sur la fabrication, celui d'horloger est pour sa part davantage basé sur la réparation et l'entretien. En revanche, les deux nécessitent les mêmes qualités, c'est à dire de la minutie, de l'observation, de la patience.

Comment se répartit le travail d'un horloger entre la vente, la réparation… ?

La réparation nous prend la moitié de notre temps, le reste est divisé entre la vente, l'étiquetage, le conseil, les devis…

Un horloger peut-il se spécialiser dans un domaine particulier ?

Il n'y a pas assez de travail pour que l'on puisse se spécialiser, tous les artisans réparent des instruments aussi divers que des montres, des pendules, des horloges, des clochers.

Comment voyez-vous l'avenir de la profession ?

Il y aura certainement de moins en moins de travail et de moins en moins de professionnels. Cependant l'activité survivra car la demande en ce qui concerne les montres anciennes, les pendules, les carillons est assez importante et ne va pas décroître.
C.S.

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