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Interview : Bijoutier horloger

Bijoutier horloger

Bijoutier horloger (depuis 1963)

Quel parcours scolaire avez-vous suivi ?

J'ai suivi un CAP horlogerie en 4 ans, puis un brevet d'enseignement technique, j'ai ensuite travaillé chez un artisan entre 1957 et 1962. Je me suis installé ici dès 1963, aujourd'hui je loue mon magasin à mon épouse, ce qui lui permet d'obtenir le titre de gérante. Je suis également président de la chambre syndicale des Horlogers Bijoutiers Joailliers Orfèvres (HBJO) et vice-président de la Fédération des Organisations Commerciales (FOC) qui regroupe tous les corps de métiers afin de défendre les petits commerçants.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Au début je voulais être mécanicien ou ébéniste. J'ai fais une formation sur le travail du fer et du bois, pour voir quelle profession m'allait le mieux. Il s'est avéré que j'étais meilleur à travailler les métaux.
J'ai fini par me tourner vers l'horlogerie, car je préférais le travail de précision.

Quel est selon vous l'avenir de la bijouterie et de l'horlogerie ?

Le nombre de bijoutier et d'horloger ne cesse de diminuer, en effet la concurrence des grandes surfaces est trop forte. En fait, nous avons un vrai problème avec la grande distribution et les revendeurs de bijoux, car l'appellation Bijoutier ou Horloger n'est pas protégée, et n'importe qui peut se dire bijoutier. Ainsi la clientèle a du mal à différencier les spécialistes des usurpateurs.
De plus, la plupart des montres achetées aujourd'hui ne se réparent plus, c'est tout un marché qui a ainsi disparu. Avec le portable, les gens n'achètent plus de montre, car ils ont toujours l'heure sur eux. Nous nous battons actuellement pour qu'une différenciation soit faite entre la grande distribution et les commerçants.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui voudraient faire cette profession ?

Je leur conseillerais de passer des tests d'aptitude, car la profession de bijoutier et d'horloger requière des capacités particulières. La pratique de stage est positive, elle permet de voir si le métier nous ou non. Il faut toujours bien réfléchir si on s'engage pour une vie. J'aimerais cependant rappeler que si un jeune aime ce secteur d'activité, qu'il n'hésite pas car nous manquons de recrues.
C.S.

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