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Interview : Journaliste de presse écrite

Journaliste de presse écrite

Geoffroy Deffrennes (51 ans)

journaliste correspondant (depuis 2 ans)

Société: Le Monde

Quelles études avez-vous suivies pour devenir journaliste ?

A la base, je ne savais pas que je voulais être journaliste. J'avais commencé par suivre une filière scientifique au lycée et puis j'ai finalement décidé de passer un baccalauréat littéraire car mon professeur de français avait suscité chez moi un fort attrait pour la littérature. J'ai donc fait des études de lettres et obtenu ma maîtrise. J'ai également tenté le CAPES, sans succès, mais aussi sans regret. A cette époque, je faisais beaucoup d'athlétisme et j'avais même un bon niveau régional. Grâce à cela, j'ai été contacté par la Voix du Nord pour écrire des piges sur le sport. Parallèlement, j'enseignais le français au lycée professionnel EPIL de Lille. Quatre ans plus tard, j'ai été embauché à la Voix du Nord en tant que journaliste sportif local à Roubaix et Tourcoing.

Que s'est-il passé ensuite ?

J'ai occupé ce poste pendant 2 ans et demi, puis une place de grand reporter à l'olympisme s'est libérée sur Lille. J'ai été pris et j'y suis resté pendant 22 ans. En plus du sport, je m'occupais également de la rubrique littéraire du quotidien. Mais le journalisme n'était pas ma seule activité puisque j'ai commencé à donner des cours à l'ESJ vers la fin des années 90 et plus récemment, j'ai participé à l'écriture d'ouvrages sur la région, la métropole et bien sûr le sport. Lassé par une certaine routine, j'ai fini par quitter la Voix du Nord en 2005, sans savoir réellement ce que je voulais faire. Et le hasard a fait que j'ai été sollicité par Le Monde pour devenir correspondant à Lille.

Quelles sont, selon vous, les qualités requises pour être journaliste ?

La curiosité est primordiale. Je pars du principe que tout journaliste est quelqu'un qui sait écrire mais l'écriture doit être enrichie par la curiosité. Cela passe par un grand intérêt pour les gens et une observation aiguë. S'ajoutent à cela la rigueur, l'intuition et l'imagination.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?

En tant que grand reporter à l'olympisme, j'ai beaucoup voyagé et ce fut très enrichissant. Je pense que cela dépend du poste qu'on occupe mais dans l'ensemble, on apprend tous les jours. On rencontre chaque jour de nouvelles personnes, on traite des sujets différents et on découvre ainsi beaucoup de choses. C'est un métier qui n'est pas lassant en théorie. En revanche, les horaires sont instables, on a du mal à concilier travail et vie de famille et lorsqu'on débute comme pigiste, on doit faire face à quelques difficultés financières.

Quelle vision avez-vous de votre métier aujourd'hui ?

Avec le recul, je trouve mon métier beaucoup plus difficile que ce que j'imaginais à mes débuts. Lorsque vous êtes employé dans une rédaction vous disposez d'un certain confort mais si vous êtes journaliste indépendant, c'est beaucoup plus dur. A l'époque je ne me serais peut-être pas lancé par peur de manquer de culture générale. Mais je suis plutôt autodidacte et j'ai peu à peu forgé ma culture grâce à l'expérience que j'ai engrangée sur le terrain. Le journalisme de sport est très formateur : il faut être précis, rapide, observateur et savoir travailler dans l'urgence. C'est la meilleure école.
R. J.03/04/07

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