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Interview : Growth Hacker

Growth Hacker

Le Growth Hacking fait de plus en plus parler de lui. Clément, spécialiste freelance nous en dit plus sur cette discipline, au carrefour de nombreuses compétences.

 

Le Growth Hacking (ou du moins, l’appellation) est une notion assez récente. En quelques mots, pouvez-vous expliquer en quoi cela consiste ?

 

Le Growth Hacking est accusé d’être un « buzzword ». En vérité, c’est une discipline que la plupart des webmarketeurs ont déjà pratiqué et elle n’est pas très récente, puisqu’elle est apparue en même temps que le web ! Le terme « Growth Hacking », lui, est plus récent. Il a été inventé en 2010 par Sean Ellis, un Américain très lié aux Startups.

 

On pourrait définir le Growth hacking comme un ensemble de tactiques destiné à obtenir de la croissance. Le Growth Hacker va mettre en place l’ensemble de ces actions pour obtenir la croissance, le plus rapidement possible, avec le moins de moyens possible. Mais cette définition n’est pas très satisfaisante : il y a des notions de stratégies, de startup, de créativité et beaucoup d’autres points qui entrent en jeu.

 

La meilleure définition est la suivante : le Growth Hacking est un état d’esprit. Ce ne sont pas juste des techniques marketing. Être Growth Hacker, c’est être un véritable geek du marketing : un perfectionniste insatisfait et pragmatique toujours curieux. C’est un prisme, un filtre que l’on va appliquer sur le webmarketing qui vient mêler trois compétences : la créativité, l’analyse des datas et le savoir-faire dans l’exécution (développement en tête, mais également graphisme, psychologie, copywriting, social media management, bref quasiment tout savoir-faire de production web).

 

Quel a été votre parcours pour atteindre ce poste ?

 

Je suis autodidacte. J’ai appris à créer des sites web seul et j’ai lancé un blog et quelques petits business en ligne. En parallèle, j’ai fait des études de droit. Je voulais changer de vie, donc j’ai décidé de quitter la fac pour travailler une année en tant que salarié manutentionnaire en pharmacie. Puis, j’ai intégré une école de communication digitale. Tout en faisant ça, j’ai continué de me former seul : j’ai notamment relancé un blog et un e-commerce de bracelets artisanaux pour homme. Actuellement, je travaille en agence digitale. Bref, je suis un « touche-à-tout ».

 

Je pense que c’est ce genre de parcours, qui peut sembler chaotique, qui donne cette créativité nécessaire pour être un bon growth hacker (en plus de la curiosité).

 

Au quotidien, quelles sont vos missions, à quoi ressemble une journée type ?

 

Chaque journée est différente ! Les clients ont toujours des besoins spécifiques et il est rare qu’une stratégie fonctionne pour l’un et pour l’autre. De même, les techniques et les usages évoluent tellement vite que parfois d’un mois à l’autre, un hack peut disparaître. C’est aussi ça qui fait l’intérêt du métier : découvrir tous les jours.

 

Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?

 

Pour moi, la passion en tête, la créativité et surtout l’humilité. Être fier de son travail est primordial, mais les convictions personnelles peuvent être un vrai frein : l’ego doit s’effacer face aux résultats et il faut accepter que le Growth Hacking, c’est être perpétuellement à côté de sa cible. Mais chaque tir permet d’en être un peu plus proche.

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre profession ?

 

Ce métier est passionnant car c’est un métier où l’on apprend tous les jours et qui change tous les jours.

 

Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui aimeraient se lancer dans le Growth Hacking ?

 

Le Growth hacking n’est pas quelque chose qui s’apprend : il doit se vivre. Mais la base est d’apprendre le web marketing : aimer toucher à tous les outils et s’en servir tout en comprenant pourquoi tel résultat est bon ou non.

 

Ensuite, l’analyse des datas : lire entre les lignes. Enfin, maîtriser des compétences techniques est un vrai plus : le code et le SEO sont sans doute les compétences les plus utiles dans ce métier. Mais d’autres compétences sont primordiales : copywriting, psychologie (pour comprendre ce que veut vraiment votre cible), UX/UI, Facebook (générer du trafic, obtenir du clic, faire des ads…).

 

Il n’est pas question d’être le meilleur en tout : il est question de savoir apprendre vite et se remettre en question tout le temps.

 

Aujourd’hui, personne n’est assez compétent pour pouvoir vraiment se revendiquer Growth Hacker.

 

Pour en savoir plus sur cette discipline, direction sur le site de Clément ! https://clementfromont.me

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