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Interview : Juriste en droit du travail

Juriste en droit du travail

Sébastien Legrand est juriste en droit du travail au sein de l’établissement public Voies Navigables de France. Il apporte son expertise sur des dossiers touchant au droit social ainsi qu'au droit de la fonction publique et apporte son aide et ses conseils en cas de difficulté dans l'interprétation des dispositions légales et réglementaires.

 

Comment en êtes-vous arrivé à ce poste chez VNF ?

Mon entrée dans l'établissement s'est effectuée dans le cadre de mes études. J’ai suivi un Master 2 de droit social en alternance à partir de septembre 2012 pendant presque un an au sein de VNF. Suite à cela, j'ai été embauché en CDD puis en CDI sur le même poste. Je suis devenu juriste et j'ai pu globalement continuer d'accomplir les mêmes missions avec davantage d'autonomie et de légitimité.

 

Quel parcours universitaire avez-vous suivi ?

Je souhaitais devenir avocat. C'est pourquoi je me suis dirigé vers une filière juridique.

Après mon Bac, j’ai effectué une licence générale de droit à l'université de Lille 2. Au fil des semestres, mon projet s’est affiné et je me suis dirigé vers un master professionnel en droit social dont j'ai effectué la seconde année en contrat de professionnalisation chez VNF.

 

L’alternance a-t-elle joué un rôle dans votre recherche d’emploi ?

Un grand rôle même, puisqu’elle m’a ouvert en grand les portes de VNF. Comme je l’ai dit, j'ai été embauché suite à mon contrat de professionnalisation en CDD puis en CDI. De manière plus générale, l'alternance apporte un complément pratique à la formation théorique dispensée durant le master.

J'y ai appris des choses que les cours n'ont pas pu m'enseigner. Mon cursus était très axé sur le droit privé. J'ai pu en apprendre beaucoup sur le droit de la fonction publique durant mon alternance.

En résumé, suivre son cursus en alternance permet à la fois une bonne insertion dans le monde du travail et un développement important des connaissances et des compétences immédiatement mises en pratique dans le cadre professionnel.

 

Quelles sont les missions d’un juriste ?

J’ai une première mission de conseil auprès des opérationnels, qu’ils soient au siège ou dans les différentes Directions Territoriales. Mes dossiers portent sur des questions de droit du travail, de la fonction publique et de la protection sociale.

Je m’occupe également de la gestion des relations collectives, des élections professionnelles et des éventuelles négociations qui peuvent survenir, notamment avec les organisations syndicales.

Enfin, je m’occupe des contrats de travail. Je m’assure qu’ils soient conformes aux dispositions légales et réglementaires et que toutes les informations y soient bien consignées.

 

Quel rôle jouez-vous au sein de cet établissement ?

Mon rôle est essentiellement consultatif. Lorsqu’une difficulté d'interprétation apparaît sur un de mes domaines de compétences, je peux être appelé pour émettre une expertise sur laquelle pourra se baser l'employeur pour prendre une décision.

 

Le juriste a-t-il une journée-type en ce qui concerne son travail ?

On peut y distinguer plusieurs grandes étapes, mais le contenu de la journée varie selon les dossiers en cours ou les urgences ponctuelles.

Ma journée démarre par de la veille juridique. Le droit est un milieu dans lequel les normes changent très vite et je dois toujours être au fait de l'actualité. Je consulte quotidiennement le nouvel opus du Journal Officiel où les évolutions législatives sont nombreuses.

Puis je consulte mes mails pour prendre en compte les éventuelles missions dans mon emploi du temps.

Le reste de ma journée est partagé entre mon travail sur des dossiers « de fond » et des événements ponctuels sur lesquels mon aide est requise. Et bien entendu, il y a toujours les réunions de service et les tâches administratives.

 

Quelles sont les qualités à posséder pour être un bon juriste ?

En premier lieu, un trio indissociable à mon sens : rigueur dans l'analyse, objectivité et capacité d'adaptation. Ensuite, de bonnes compétences en matière de rédaction sont importantes pour produire des textes, des dossiers et des courriers clairs, précis et concis.

La méthode et l'organisation comptent pour être le plus efficace possible dans son travail. Enfin, la réactivité pour pouvoir réagir rapidement à une question donnée.

 

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient exercer cette profession ?

Essayer de privilégier l'alternance, ou au moins des cursus qui favorisent les stages. Il me semble primordial d'être au contact de la réalité des métiers du droit pour pouvoir s'en faire une idée juste. Bien évidemment, cela permet d'acquérir une expérience qui fera la différence lors d'un entretien d'embauche.

En un mot : être en situation professionnelle le plus tôt possible.

 

Un juriste peut-il exercer dans toutes les entreprises sans problème ?

Peut-être avant, mais cela me semble difficile aujourd’hui. Le domaine du droit est tellement ramifié qu'une spécialisation est de plus en plus courante. C’est cette spécialisation, généralement définie par les études en master, qui va influencer la structure dans laquelle le juriste sera amené à travailler.

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