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Interview : Etudiant en géologie et prévisionniste de crues

Etudiant en géologie et prévisionniste de crues
Dans les années à venir, l’environnement et les problèmes climatiques demeureront des thématiques fortes. Guillaume Laublin a bien voulu répondre à nos questions concernant ses études en géologie qui l’ont aussi amené à occuper la fonction de prévisionniste de crues.

Quel est ton cursus scolaire jusqu’à présent ?

J’ai eu mon BAC S, puis j’ai enchainé sur deux années de licence SVTE (Science de la vie, de la Terre et de l’Environnement), mention géologie. J’ai ensuite basculé sur une troisième année en licence professionnelle GEOSSOL : gestion de l’eau, sol et sous-sol.

Combien de temps doit encore durer ta formation ?

Elle se termine avec la licence professionnelle qui nous forme pour pouvoir intégrer le monde de l'entreprise, soit un total de trois années.

Comment se présentaient les cours de cette formation ? (ton emploi du temps, tes matières, tes atouts ou difficultés)

Cette année, j'ai eu des cours de septembre à fin février puis un stage d'une durée de 4 à 6 mois. Les cours sont divisés en deux catégories : une moitié de cours est donnée par des professeurs universitaires permettant de bénéficier des fondamentaux et de la théorie pure, et l’autre par des professionnels, permettant de travailler sur des situations concrètes, voir la pratique et les applicatifs. Les matières enseignées au cours de cette année ont été : introduction à la géologie, géotechnique, hydrologie, assainissement collectif et non-collectif.

Pourquoi avoir choisi cette voie ?

J'ai choisi cette voie car j'aime tout ce qui tourne autour des sciences de la terre et cette licence ouvre la porte à différents métiers portant sur cette discipline.

As-tu une ou plusieurs expériences professionnelles ou de stages ?

Ma troisième année en licence professionnelle impose un stage de 4 à 6 mois, j'ai donc fait ma première expérience en stage cette année.

Quelles ont été tes missions ? Que penses-tu de cette expérience ? Qu’en retires-tu ?

Ma mission au cours de ce stage a été de caler un des modèles informatiques utilisés au sein du Service de Prévision des Crues (SPC) Artois-Picardie. Un modèle est un modèle mathématique qui grâce à l'entrée de plusieurs variables (pluie, niveau d'eau des rivières, humidité des sols, etc) permet de prévoir un niveau de cours d'eau à différentes échéances (3 - 6 - 12 et 24 heures).

Ce stage m'a permis de découvrir le travail de prévisionniste de crue, un métier peu connu. Ce métier consiste à prévoir si les rivières vont dépasser les seuils prédéfinis d'alerte qui sont au nombre de trois (jaune, orange, rouge), autrement appelé : VIGICRUE. Le service travaille en étroite collaboration avec les services météorologiques (Météo France). Nous recevons les bulletins pluviométriques le matin et l'après-midi qui permettent d'alimenter les modèles et ainsi de déterminer si un cours d'eau va rentrer en crue. Nous retransmettons ces niveaux de vigilance à Météo France pour qu'ils puissent les communiquer à la population via leurs bulletins officiels.

As-tu la même perception du métier qu’avant ton stage ? Y as-tu vu des avantages / inconvénients ?

Je n'avais pas d'a priori et j'ai pu me faire une vision globale et neutre de cette profession à part. Les avantages sont qu’on travaille pour la population, veillant à sa sécurité et qu’on ne subit pas les intempéries car c’est un travail de bureau. D’un autre côté, c’est un métier source de pression, il y a d’importants enjeux liés à la vigilance du prévisionniste. On peut aussi faire des astreintes les week-ends et les jours fériés car les prévisions de crues doivent être publiées tous les jours.

Quelles sont les qualités nécessaires pour bien exercer ta future profession ?

Il faut savoir garder son sang-froid en période d'alerte, être assidu et minutieux, savoir travailler en équipe et prendre en compte l'avis de chacun pour prendre la meilleure décision. Il faut également avoir des facilités avec l'informatique car l'essentiel du travail se fait grâce à cet outil, et être polyvalent.

Quelles sont tes perspectives d’avenir ?

Mes perspectives d'avenir sont de travailler dans le milieu de l'environnement, que ce soit dans l'assainissement (mise en place de solutions d'assainissement non collectif (ANC) ou collectif). Cette licence me permettra aussi, si je le désire, de travailler dans le domaine de la géotechnique (Etude de sol, de fondation).
BR05/01/2015

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