Dossier : La réforme de la formation professionnelle adoptée !

La réforme de la formation professionnelle adoptée !

Depuis la fin de l’année 2017, la réforme de la formation professionnelle est au cœur des discussions au gouvernement. Apprentissage, CPF, assurance chômage… De nombreux aspects sont concernés par ces nouvelles dispositions, adoptées par l’Assemblée Nationale en juin 2018 dans le cadre du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Quels sont les changements à venir ? Petit récapitulatif pour s’y retrouver…

 

 

 

Le CPF, un compte désormais en Euros, le CIF amené à disparaître

Depuis son entrée en vigueur en 2015, le Compte Personnel de Formation était crédité en heures. 24 par an pendant 5 ans, puis 12 les années suivantes jusqu’à un plafond de 150 heures. À partir de 2019, le CPF sera désormais alimenté en euros ! Chaque actif pourra bénéficier de 500€ par an, avec un plafond de 5 000€. Pour les personnes sans qualification, le montant devrait s’élever à 800€ par an avec un plafond à 8 000€.

Une application mobile est attendue pour le 2e semestre 2019 ! Elle permettra à chacun de suivre plus facilement l’état de son CPF, le solde disponible et aussi de s’inscrire directement à des formations et d’en consulter les avis.

Concernant le CIF, des changements sont également à venir. Jugé peu efficace par le Ministère du Travail, il sera donc remplacé par un autre processus, un CPF de transition. Un système d’abondement par les entreprises qui sera mis en place (suivant les accords collectifs) pour permettre aux salariés de suivre une formation en cas de crédit insuffisant sur leur compte.

 

 

Un Conseil en évolution professionnelle et un Plan d’investissement dans les compétences

Un « opérateur » sera désigné dans chaque région pour mieux accompagner les salariés dans leurs projets d’évolution professionnelle. Différentes missions seront à la charge de cet opérateur du Conseil : définition du projet professionnel, évaluation des compétences, présentation de différentes formations possibles…

Le plan d’investissement dans les compétences, devrait permettre aux demandeurs d’emploi, aux personnes peu ou pas qualifiées, aux jeunes et aux personnes en parcours d’inclusion d’accéder plus facilement à la formation sur les compétences de bases mais aussi sur les métiers en lien avec la transformation numérique et écologique. Sur 5 ans, cela représenterait un investissement de 15 milliards d’euros et plus d’un million de demandeurs d’emplois concernés.

 

 

L’apprentissage accessible jusqu’à 30 ans, l’assurance-chômage pour les démissionnaires

C’était déjà le cas en Hauts-de-France, une des Régions pilote de cette mesure depuis le premier janvier 2017. Mais l’âge limite d’entrée en apprentissage était de 26 ans dans le reste du territoire. Il sera également possible d’embaucher des apprentis tout au long de l’année. Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, a également exprimé son souhait d’augmenter le nombre d’apprentis réalisant une expérience à l’étranger (en Europe), de 7 000 à 15 000. 

Des changements sont également à prévoir pour les CFA (Centre de Formation des Apprentis) qui verront leur financement dépendre de leur nombre d’inscrits et du coût que représente la formation de l’apprenti. 

Dans un précédent dossier, nous abordions le sujet de l’assurance-chômage pour les salariés décidant de démissionner. De nombreuses conditions seront à réunir pour les personnes souhaitant prétendre à cette indemnisation. Années travaillées et définition d’un projet professionnel à faire valider par une commission paritaire…

 

L’ensemble des mesures sera présenté au Sénat à la fin de mois de juin 2018. Entrée en vigueur de certaines mesures prévue pour septembre, les autres en janvier 2019.