Vous recherchez...

Dossier : Métiers du funéraire : des professions à dimension humaine

Métiers du funéraire : des professions à dimension humaine

Dans notre société où la mort est encore un sujet tabou, les métiers qui y ont trait, notamment ceux du milieu funéraire, occupent une place à part. Souvent méconnus, ils se révèlent pourtant d'une grande variété et requièrent de nombreuses compétences.

Du thanatopracteur au porteur en passant par le conseiller funéraire et le marbrier, tous participent chacun leur tour au processus de deuil et au dernier voyage du défunt.

Pour le défunt, mais aussi pour son entourage…

Certaines professions ont des missions relatives à l’examen et/ou au soin du corps du défunt avant l’inhumation. Afin d’empêcher que le corps ne se corrompe trop vite et qu’il puisse être, le cas échéant, présenté à la famille. Il s'agit du travail du thanatopracteur qui est formé à l’utilisation de produits spécifiques ainsi qu’à la préparation du corps. Dans le cadre d'une enquête judiciaire, il arrive également qu'un corps soit confié à un médecin légiste qui réalise une autopsie afin d’en savoir plus sur les circonstances du décès.

La disparition d’une personne doit être légalement signalée aux autorités, notamment à un agent d’État civil qui modifiera le livret de famille sur la base d’un acte de décès établi sur place. Sans compter d’autres instances professionnelles et administratives à prévenir comme l’éventuel employeur du disparu ou la caisse d’assurance-chômage.

En France, il est d’usage de donner une cérémonie pour le défunt, lors de laquelle sa mémoire est célébrée par son entourage : les funérailles. Il existe toute une branche de professionnels dont la mission est d’offrir aux familles endeuillées une prestation à la hauteur de leurs souhaits. Ce sont les pompes funèbres.

Les conseillers funéraires reçoivent les familles au sein de leur agence pour leur apporter à la fois une oreille attentive et pour régler les détails matériels relatifs à la cérémonie et à l'inhumation du disparu. La cérémonie des funérailles quant à elle est dirigée par un maître de cérémonie qui organise le déroulement des obsèques jusqu’à l’enterrement à proprement parler. La plupart du temps, des porteurs s'occupent du transport du cercueil durant tout le processus.

Dans le cas d'enterrements plus difficiles émotionnellement, il peut y avoir un recours à une forme d'assistance et d'écoute pour aider l'entourage à surmonter le décès.

Profils variés mais compétences indispensables

La branche des métiers du funéraire peut être segmentée en plusieurs parties. Malgré le caractère humain de ces professions, certaines possèdent une vocation commerciale, comme les conseillers funéraires par exemple. Comme tous les commerciaux, il leur incombe de vendre les produits et les services de leur entreprise pour accroître son chiffre d'affaires.

D'autres professions sont quant à elles dévolues aux aspects techniques des funérailles. C'est le cas des porteurs évoqués plus hauts, mais également du fossoyeur dont la mission est de réaliser la fosse où sera déposé le cercueil et éventuellement de réaliser des exhumations de corps sur ordre officiel.

L'artisanat est lui aussi concerné par ce secteur professionnel : graveurs, marbriers façonnent des sépultures sur les instructions des familles, endeuillées ou non. Le fleuriste peut proposer des compositions florales spécifiques aux funérailles.

Au vu de la situation délicate dans laquelle s'exercent ces professions, il semble indispensable de posséder quelques savoir-faire et savoir-être particuliers.

Le domaine des métiers du funéraire comporte un aspect fortement social. Aimer le contact humain et apporter son aide et ses compétences aux personnes en situation de deuil sont donc des éléments centraux dans ces professions.

Durant la cérémonie, la retenue et la discrétion sont de mise pour effacer sa présence, aussi indispensable soit-elle, et laisser à la famille le loisir de se recueillir à son aise. Le respect, aussi bien envers le défunt qu'à l'égard de la famille, reste fondamental.

Beaucoup de tact est nécessaire au conseiller funéraire pour pouvoir obtenir de la part des familles des renseignements indispensables à la bonne mise en place des funérailles, malgré la situation difficile dans laquelle elles se trouvent.

Actuellement, ce secteur professionnel en France comporte près de 3 000 entreprises et 22 000 salariés. Néanmoins, il souffre de son manque de popularité et de nombreux postes attendent des candidats, tous métiers confondus.