Vous recherchez...

Dossier : Le working Holiday Visa

Le working Holiday Visa
Vous êtes jeune, avez envie de faire un « break » dans votre vie afin de courir le monde, de vivre une expérience hors du commun tout en valorisant votre CV ? Tout cela est possible en devenant backpacker grâce au Working Holiday Visa (WHV). Le WHV est un programme initié par les ambassades dans les années 1990 permettant d'obtenir un visa temporaire de 12 mois pour pouvoir vivre et travailler à l'étranger. Et puisqu'un tel projet n'est jamais simple, nous vous donnons toutes les clés pour une expérience réussie.

Australie, Canada, Argentine, Japon, Singapour, Corée du Sud ou encore Nouvelle-Zélande sont ces pays qui vous ouvrent leurs frontières dans le cadre de ce programme. Ces séjours permettent de combiner à la fois voyage, expérience professionnelle et apprentissage d'une langue. Même s'il est relativement facile d'obtenir son visa, il faut vous y prendre longtemps à l'avance pour effectuer toutes les démarches nécessaires.

Il faut être âgée de 18 à 35 ans, disposer d'un passeport, d'une assurance valable à l'étranger et de la somme d'argent pour payer un billet retour depuis le pays désiré et les ressources nécessaires pour 3 mois. Les conditions de ressources varient d'un pays à un autre : 3 000 euros environ pour l'Australie, 2 100 euros pour la Nouvelle-Zélande et le Canada. Ce n'est pas systématique, mais les ambassades peuvent à tout moment vérifier si vous disposez effectivement des sommes requises. Enfin, on ne peut bénéficier du visa qu'une seule fois mis à part en Australie suivant certaines conditions.

Comment obtenir son WHV ?

L'obtention et les démarches sont propres à chaque destination. Vous pouvez adresser votre demande à l'ambassade de France du pays en question soit en téléchargeant un formulaire disponible sur le site du Working Holiday Visa soit en remplissant directement le formulaire sur le site du gouvernement. Une fois la réponse à votre demande reçue vous avez jusqu'à 12 mois pour partir.

Préparer son arrivée

Avant de partir, il faut se renseigner sur le pays de destination à propos du niveau de vie, des taxes, du climat, des habitudes de vies, etc. Histoire de commencer à vous familiariser avec celui-ci.

Ce n'est pas la partie la plus drôle mais vous devrez effectuer toute une série de démarches administratives. C'est le moment de ne rien oublier, ces démarches préliminaires sont importantes pour le bon déroulement de votre séjour. Évidemment il vous faudra ouvrir un compte bancaire à l'étranger afin de percevoir votre salaire ; dans certains cas vous pouvez même l'ouvrir avant votre départ (ex : Australie), pensez à donner une procuration bancaire à l'un de vos proches, ce qui vous permettra de débloquer de l'argent plus facilement. Si vous avez le permis, faites les démarches pour obtenir votre permis international et enfin emportez une copie de vos documents importants.

Si vous voulez travailler, préparer votre CV suivant le format adapté à chaque pays.

Trouver un logement

Pour les plus stressés, il est possible de réserver à l'avance quelques jours dans un hôtel ou une auberge de jeunesse. Vous pouvez également chercher une colocation, de nombreux blogs sur le WHV vous donneront les sites où chercher, mais attention sans visite vous pouvez vous attendre à tout. Le mieux est encore de chercher une solution sur place suivant l'objectif (nomade ou solution longue durée).

Où travailler ?

Ces pays ont certes un niveau de chômage très bas, mais trouver du travail ne viendra pas tout seul.

Pour travailler au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, vous devez obtenir un numéro de travailleur. Au Canada, vous devez disposer d'un Numéro d'Assurance Sociale (ou Social Insurance Number : SIN en anglais) pour pouvoir travailler. En Nouvelle-Zélande, le numéro IRD est indispensable pour travailler et déclarer ses revenus. En Australie, c'est le TFN (Tax File Number).

Au Japon, à Singapour et en Corée du Sud, vous pourrez plus facilement faire valoir vos diplômes mais toujours à condition de bien maîtriser la langue. Sinon vous avez toujours la possibilité de vous concentrer sur une entreprise étrangère implantée dans le pays. En cas de grandes difficultés, des organismes sur place peuvent vous aider mais ce n'est pas gratuit. Du côté des petits boulots ce n'est pas l'opulence, toutefois les professeurs de langues sont très recherchés (notamment au japon) et sont en général bien payés.

Au Canada, Nouvelle-Zélande et Australie les emplois qui s'offriront à vous seront beaucoup moins qualifiés. Le plus souvent, dans les fermes vous pourrez être wwoofer. En échange vous serez logé et nourris gratuitement. Le fruit-picking (le ramassage de fruit), très physique, offre de nombreux avantages : vous travaillerez en plein air, avec d'autres backpackers et serez logé gratuitement. Des sites spécifiques existent pour trouver ce type de job.

Très éloignés des centres mais fortement rémunérés les emplois dans les mines vous permettent de gagner en moyenne 8 000 euros par mois.

Si c'est l'air de la ville qui vous intéresse, avec la maîtrise de la langue vous pourrez vous présenter dans des restaurants, hôtels, bars, etc., mais sachez que la concurrence est plus rude.

En Argentine : wwoofing, fruitpicking mais aussi travail dans l'industrie où vous serez aidé dans votre recherche par la chambre du commerce et de l'industrie Franco-Argentine.