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Interview : Animatrice cirque

Animatrice cirque

Quelles formations vous ont permis d'accéder à la profession ?

J'ai fait un Bac STL pour pouvoir suivre un cursus universitaire dans le sport. J'ai voulu changer de cursus alors j'ai enchainé les petits boulots. Puis je suis tombée sur une annonce du JMSA dans le journal proposant une formation pour le métier d'animatrice. Je ne connaissais pas du tout l'univers de l'animation. J'ai passé un premier entretien téléphonique à la suite duquel j'ai eu un entretien à Saint Raphael qui s'est avéré plutôt concluant. J'ai ensuite passé un test physique puis j'ai pu débuter la formation d'animatrice qui a duré en tout 14 mois . J'ai obtenu le diplôme final : le TATAN (Technicien Professionnel Technicien d'Accueil Touristique option Animation). Finalement je n'ai pas continué à travailler dans l'animation parce que c'est une activité très chronophage. Cependant, comme je voulais continuer à exercer dans le secteur du tourisme, j'ai entrepris une nouvelle formation de réceptionniste, toujours avec le JMSA.

Quels sont les cours dispensés au JMSA pour la formation d'animateur ?

Des langues : des cours d'anglais et d'allemand. Des cours théoriques d'animation et des cours généraux sur le tourisme.

Qu'est ce qu'une journée type pour une animatrice ?

Dans le club Med où j'ai exercé au Maroc, la journée commençait par la prise du petit déjeuner avec les touristes puis ensuite, comme j'étais spécialisée dans l'animation cirque, j'en assurais l'ouverture puis l'animation. Vers midi j'assistais aux danses du Village puis j'allais manger, toujours accompagnée des clients. L'après midi je retournais au cirque puis j'accompagnais les clients sur les activités. Le soir il y avait des « jeux-apéro » puis le diner encore avec les voyageurs. La journée se finissait par un spectacle auquel on assistait avec les clients.

Vous travailliez beaucoup ?

Oui ! Il ne faut pas compter les heures : entre 15h et 17h par jour.

Quels sont les avantages de cette profession ?

Le côté humain d'abord, et surtout quand on est timide ça aide beaucoup à se sociabiliser. On apprend beaucoup de choses comme savoir prendre sur soi, être imaginatif, etc.

Et les inconvénients ?

Les heures évidemment, et la pression parfois : on a des réunions chaque semaine avec le chef de village. Il ne faut jamais être fatigué ou tout du moins ne pas montrer qu'on l'est. Il faut être à fond tout le temps !

Quelles qualités sont nécessaires ?

Être très dynamique, souriant, sociable aussi. Il faut aussi être à l'écoute des touristes car parfois ils se confient à vous. La créativité est importante parce que l'on doit être capable de créer des spectacles et de renouveler les animations, surtout pour les enfants qui se lassent généralement vite. Et surtout aimer ce que l'on fait.

Avec quel public préférez-vous travailler ?

La relation avec les adultes et les enfants est différente. Les deux me plaisent. Avec les enfants il faut être plus réactif et imaginatif, et réussir à capter leur attention. Avec les adultes j'aime cette relation de confiance indispensable pour les exercices des ateliers cirque.

Vers quels postes peut-on évoluer lorsqu'on est animateur ?

On peut devenir responsable d'animation et au Club Med spécifiquement on peut devenir responsable de sport.

Quels conseils pouvez-vous donner à quelqu'un qui souhaite travailler dans ce secteur ?

Je dirais qu'il faut être prêt à beaucoup s'investir et savoir se préserver en gardant certaines distances avec son travail. Prendre en compte toutes les critiques que l'on reçoit car elles permettent d'évoluer, il faut beaucoup se remettre en question.

Comment être sur de vouloir s'engager dans cette profession ?

On peut commencer par de petites saisons, il existe beaucoup d'organismes qui recrutent pour une quinzaine de jours. Cela est suffisant pour se «mettre dans le bain».
CS29/03/2013

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