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Interview : Technicien du son

Technicien du son
En plein air après une matinée d’enregistrements, Yann Bonnet nous révèle son parcours en tant qu’intermittent du spectacle et ingénieur du son qui parcourt le domaine de la musique en touchant un peu à tout. Entre expériences variées et travail assidu, nous découvrons la réalité de ce métier mettant les oreilles à rude épreuve.

Quel cursus scolaire as-tu suivi et est-ce que celui-ci t’as amené à exercer cette profession ?

J’ai eu un parcours scolaire assez varié. J’ai commencé en obtenant un BAC S et je suis parti ensuite en BTS audiovisuel, option son. J’ai voulu rejoindre les grandes écoles comme les Lumières ou la FEMIS mais sans succès alors je me suis redirigé vers une Licence de cinéma à l’université de Lille 3 avant de partir en Master Management de projet culturel. Si ce parcours part autant de tous les côtés, c’était surtout parce que j’avais envie d’avoir une vision très globale du monde de la musique et du son.

Quelles furent tes expériences les plus marquantes ?

Dans le domaine du son ou du cinéma, les expériences possibles sont nombreuses et j’adorais découvrir de nouveaux mondes. J’ai effectué plusieurs stages pour mon BTS, au Festival Côte d’Opale par exemple que j’ai fait deux années de suite, la première en stage obligatoire et la seconde, simplement par plaisir. J’en ai fait d’autres dans plusieurs boîtes, à Aeronel aussi et j’ai travaillé pendant six mois à la Maison Folies de Wazemmes. Je suis également descendu à Paris pour faire un peu de télévision et grâce à des connaissances, j’ai pu suivre des tournées de rap ou faire des retours sur des concerts impressionnants. Sur Lille, j’ai même fait le son du stade du LOSC à une époque. Que de très bonnes expériences.

En quoi consiste le travail d’un ingénieur du son ?

C’est un métier où l’on peut travailler pour tout : la radio, la télé, le cinéma, des concerts, être ingénieur en studio ou suivre des live. Pour ma part, je dois gérer les micros, m’assurer du retour du son vers les musiciens comme vers le public. En studio, je peux être amené aussi à faire des arrangements sonores, des recompositions ou des remix, cela dépend de la demande du musicien. Est-ce qu’il désire qu’on améliore son audio, qu’on l’enregistre tout simplement ou qu’on l’arrange ? Il y a plusieurs types de demandes lorsqu’un client vient avec son « bruit ». Dans mon cas, on me chargeait aussi parfois de la communication, de gérer les mails. Lorsque je suis allé sur Paris, malgré ma jeunesse, on m’a donné beaucoup de responsabilités.

Pourquoi avoir choisi ce poste ?

Parce que j’aimais la musique mais qu’il était trop tard pour être musicien moi-même alors j’ai souhaité faire ce métier pour rester proche du domaine. Même si c’est très sérieux, je trouve que le domaine est assez cool.

Quelles sont les qualités nécessaires pour être ingénieur du son ?

Il y a beaucoup de compétences à avoir, c’est un métier qui demande d’être très travailleur autant dans les tâches que dans la recherche de contrats car cela dépend beaucoup des relations que l’on a ou que l’on doit se faire. Il faut savoir ne pas compter ses heures, être donc endurant physiquement, aimer l’imprévu aussi, être très rigoureux, organisé et aimable avec la clientèle. Parler anglais est un gros atout à mes yeux comme aimer le travail en équipe, gérer la cadence et rester en veille sur tout ce qui est du domaine des technologies du son. Enfin, il faut savoir être patient en attendant des contrats car beaucoup d’entre eux peuvent être perçus comme des postes inintéressants.

Quels sont tes projets ?

Je compte retourner sur Paris et me relancer dans la post-production. Mais sous le pseudo « Yanneck », j’ai aussi mon propre groupe de musique « Music Machine » pour lequel je compose des morceaux, qui sort un album le 23 avril et qui va faire une quinzaine de concerts prochainement.

As-tu des conseils à donner à ceux qui aimeraient se lancer dans un métier du son ?

Être patient : il faut savoir ne pas trop se précipiter car les places sont rares et chères. La musique surtout est un domaine très hiérarchisé et pas toujours facile d’accès, donc il faut être courageux pour faire sa place, ne pas avoir peur des horaires conséquents et irréguliers, tenir la cadence et ne pas faire les choses à moitié !
BR14/04/2014

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