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Interview : Vétérinaire

Vétérinaire

Quelle a été votre parcours professionnel ?

Après un Bac S (C à l'époque), je suis entré au lycée Faidherbe, en classe préparatoire aux concours des Ecoles Nationales Vétérinaires (ENV). J'ai réussi mes concours et j'ai donc pu intégrer l'école de Toulouse pour une formation de quatre ans, à l'issue desquelles j'ai obtenu mon diplôme. Pour me former, je suis entré dans la vie active en tant qu'assistant vétérinaire, mais j'ai dû arrêter au bout d'un an pour mes obligations militaires. Une fois mon service accompli, je suis retourné à la vie active en tant qu'assistant vétérinaire pour quatre ans. Je me suis ensuite installé à mon propre compte en 1980.

Est-ce la médecine ou le contact avec les animaux qui vous a amené vers cette profession ?

Je dois admettre que ces deux approches sont indissociables, il faut vraiment apprécier les deux pour pratiquer ce métier.

Quelles sont d'après vous les qualités nécessaires pour être vétérinaire ?

Il faut tout d'abord être disponible, car on ne programme pas la semaine à l'avance et celle-ci est parfois très chargée. Le métier de vétérinaire nécessite des compétences techniques qui doivent être constamment réactualisées. La formation continue est d'ailleurs devenue obligatoire, car un certain niveau de compétence est exigé. Il faut aussi posséder un certain sens du relationnel, car nous sommes tous les jours en contact avec notre clientèle, qui a tendance à devenir de plus en plus exigeante.

Quelles sont vos perspectives d'avenir ?

En ce qui me concerne, je vais continuer sur la même voie, je ne désire pas changer de cabinet, ni de clientèle… Cependant je pense qu'il est nécessaire que je vous éclaire sur certains points. La profession est en plein bouleversement et l'ouverture des frontières dans le cadre de la communauté européenne risque d'accentuer ces transformations. En effet le métier consistait autrefois à soigner les animaux individuellement, qu'ils soient domestiques ou d'élevage. Désormais la profession devient plus globale, nous pratiquons de la médecine d'encadrement et de prévention. Notre secteur d'activité s'est lui aussi élargi, nous travaillons en étroite relation avec les professionnels tout au long de la chaîne alimentaire.
Un vétérinaire doit aujourd'hui être capable de gérer et de conseiller de nombreux professionnels sur l'alimentation animale, la pharmacie (médicament), les normes…
Nous passons une bonne partie de notre temps à de l'encadrement sanitaire. La profession est devenue très lourde au niveau des compétences requises.

Quels sont les conseils que vous donneriez aux jeunes désireux de devenir vétérinaire ?

La première chose à ne pas oublier est le travail. Les concours d'entrée des grandes écoles sont très difficiles et nécessitent une certaine autodiscipline et de la volonté. Comme je l'ai dit la profession se transforme et devient de plus en plus compliquée, les jeunes devront donc faire face à une concurrence importante, provenant notamment des pays de l'Est. Il est possible d'effectuer des stages, afin de savoir si la profession plaît et si le désir de se spécialiser dans un des nombreux domaines d'activités se fait sentir. Des diplômes sont apparus récemment afin de valider la spécialisation.
C.S.

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