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Interview : Statisticien

Statisticien

Rémi Derval (34 ans)

Quel type de cursus avez-vous suivi avant d'exercer cette profession ?

J'ai commencé par un Bac scientifique avec une spécialité Math, puis je me suis orienté vers un DEUG économie et gestion à la fac de Lille 2. Après ce DEUG, je suis parti à Toulouse terminer mes études… pour le soleil. Je me suis inscrit à la fac, en maîtrise d'économétrie, diplôme que j'ai obtenu. Je me suis alors dis que je voulais continuer ma formation et j'ai enchaîné sur un Magistère d'économiste statisticien.

Avez-vous fait des stages durant ces études ?

Pour valider le magistère, je devais en avoir fait au moins trois. Un pour chaque année du magistère (les trois du magistère englobent les deux ans de maîtrise). Le premier, je l'ai effectué dans un hôpital près de Perpignan, où j'ai participé à la réalisation d'un programme de saisie et d'un programme de traitement statistiques. L'année d'après, j'étais à l'INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale). Là, j'ai collaboré à plusieurs études portant sur différents problèmes de santé, par exemple, « la protéinurie, chez la population réunionnaise ». Enfin, j'ai fait mon dernier stage, dans une agence Assedic, pour tenter de réaliser des modèles permettant de prévoir un équilibre technique et financier de la structure.

Une fois votre diplôme obtenu, quel parcours professionnel avez-vous eu ?

Après quelques mois de recherches infructueuses, j'ai décroché un CDD, qui aujourd'hui s'est transformé en CDI. La société pour laquelle je travaille, réalise des études statistiques en rapport avec le marché de la grande consommation. Notre clientèle se compose essentiellement d'agences de communication et de grandes entreprises qui commandent des études avant de lancer un nouveau produit sur le marché. Le but étant, d'après les données statistiques, d'analyser et de définir si le produit a des chances de se vendre auprès du grand public.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Je suis de nature curieuse, j'ai envie de connaître les goûts de mes congénères… Ce métier me permet d'apprendre beaucoup de choses, car aujourd'hui on réalise énormément de statistiques, pour tout. Ça va des statistiques politiques, avant ou pendant des élections, à la définition de l'âge moyen des français, en passant par des études sur les consommateurs de produits bio. C'est un métier qui, pour cette raison, dispose d'une grande diversité dans les tâches à accomplir. En plus de ça, j'ai toujours aimé les Math et le calcul mental.

Si vous deviez faire la liste des qualités du statisticien parfait, quelle serait-elle ?

Précision, patience, minutie et exactitude, concentration et aussi savoir jongler avec les chiffres.

Que diriez-vous à un étudiant qui viendrait vous demander des conseils avant de s'engager dans la même voie que vous ?

D'abord, je lui demanderais s'il est vraiment, vraiment sûr d'aimer les maths et le calcul en général. Car on en fait beaucoup et si on n'aime pas ça, c'est difficile de s'épanouir dans son travail. Ensuite, je lui dirais de faire un maximum de stages, pour être bien formé et avoir des expériences variées. Surtout qu'actuellement, disposer d'une bonne expérience professionnelle permet de trouver du travail plus facilement.

Quelles sont vos perspectives d'avenir ?

Pour l'instant, je me sens bien dans la société dans laquelle je travaille. En plus, j'ai la possibilité de voir mon salaire bientôt augmenter. Donc, je pense rester là où je suis, car je gagne suffisamment bien ma vie. Je suis intégré et je n'ai pas envie d'aller voir ailleurs et de prendre le risque de me retrouver au chômage dans un an.

Vous parlez d'une augmentation future… Justement, pouvez-vous nous dire combien gagne un statisticien ?

En moyenne, on peut espérer 2 300 € net par mois, pour le premier poste. Ensuite, avec l'expérience ou l'ancienneté dans la boîte, ça augmente assez régulièrement.
P.E.M.

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