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Dossier : Travailler à temps partiel, quelles possibilités ?

Travailler à temps partiel, quelles possibilités ?

Création d'entreprise, congé parental à temps d'éducation, solidarité familiale ou au bord du burnout... Une ou plusieurs raisons vous poussent à envisager le travail à temps partiel. Avant d'entamer une quelconque démarche, il est important de bien réfléchir à cette décision : ce ralentissement de votre activité salariée pourrait constituer un véritable frein à la progression de votre carrière. Quels sont vos projets ? Comment les présenter à votre employeur ?



Il est normal de ressentir en premier lieu une appréhension. Peur d'essuyer un refus, d'être catalogué comme désinvesti dans son travail... C'est à vous de peser les avantages et les inconvénients de cette option. Dans tous les cas, sachez que votre employeur a une obligation de traitement identique au regard de ses salariés, qu'ils soient à temps complet ou partiel, et ne peut refuser votre demande que dans deux cas : démontrer que votre passage au temps partiel est préjudiciable pour l'entreprise, ou qu'il n'y a pas d'autre salarié disponible pour exercer une fonction équivalente.

Vous êtes décidé à vous lancer ? La première étape consiste à consulter votre convention collective ou le code du travail, et parler avec votre employeur. Tournez vos arguments de façon positive, en montrant votre volonté de vous investir dans un projet. Mettez en avant votre sens de l'organisation, qui vous permettra de mener à bien vos missions sur plusieurs fronts. En parlant de missions, demandez à les adapter. Sinon, vous risquez de vous retrouver avec la même charge de travail, avec moins de temps pour l'accomplir. Soyez souple, et discutez calmement des modalités du temps partiel que vous souhaiteriez. Si votre employeur est réticent à ce que vous soyez absent par journées entières, pensez à négocier en termes de demi-journées si possible. Rassurez votre employeur sur votre disponibilité lors de vos jours de présence et répartissez avec lui vos heures sur la semaine.

Depuis 2014, le temps minimal pour le travail à temps partiel est de 24 heures par semaine. Cependant, cette disposition ne s'applique pas pour les salariés de moins de 26 ans encore en études, les associations intermédiaires, les entreprises de travail temporaire d'insertion. Elle ne s'applique pas non plus aux contrats de moins d'une semaine et de remplacement. Si vous souhaitez travailler moins de 24h/semaine, il est possible d'en faire la demande motivée, par écrit.

Il est d'ailleurs temps de passer à la deuxième étape. Une fois que tout a été vu avec votre employeur, vous pouvez envoyer officiellement votre demande : par lettre recommandée avec accusé de réception. La demande doit être envoyée au minimum 6 mois en amont de la date à laquelle vous voulez commencer votre temps partiel ! Vous précisez dans votre courrier la durée de travail souhaitée et la date de mise en œuvre du nouvel horaire. Des modèles types sont disponibles sur la toile.

Zoom sur le 4/5e ou travail à 80%

Le plus souvent, il est demandé par des femmes, souhaitant allier vie familiale et professionnelle. Il peut également être l'occasion de prendre du recul vis-à-vis du milieu professionnel ou de suivre une formation. Il vous est également possible de travailler pour une autre entreprise pendant ce temps, mais attention à la clause d'exclusivité : le poste et l'entreprise doivent être exempts de tout conflit d'intérêt ou de concurrence déloyale.

Zoom sur le mi-temps thérapeutique

 

Il permet à un salarié de reprendre progressivement son activité après un arrêt de travail. Suite à une longue maladie, devant l'obligation de suivre un traitement contraignant, ou des difficultés à tenir la station debout, voire à se déplacer, des ajustements sont apportés aux conditions de travail du salarié : un avenant au contrat initial est réalisé. Pour la rémunération, le salaire est versé par l'entreprise à hauteur du nombre d'heures travaillées, et le complément est versé par la CPAM. Le dossier d'indemnisation est à envoyer à la caisse dont vous dépendez, après avoir reçu l'aval du médecin traitant. La CPAM consulte à son tour un médecin conseil et établit le montant des indemnités journalières. Enfin, avant la reprise, consultez le médecin du travail, qui vous donnera l'autorisation de reprendre votre activité.