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Dossier : Réussir sans diplôme

Réussir sans diplôme

Réussir sans diplôme, c'est possible !

Aujourd'hui, deux patrons sur trois sont autodidactes. On les trouve dans le commerce, l'hôtellerie restauration, l'industrie et plus récemment dans l'Internet. Ils ont réussi à gravir les échelons à la seule force de leur volonté et de leur motivation.

Si les recruteurs français ont le culte du diplôme, les autodidactes peuvent malgré tout faire carrière, à condition de faire les bons choix, d'avoir le goût de l'initiative et d'être capable de jongler d'un métier à un autre. Petit tour d'horizon des stratégies payantes pour réussir sans la carte officielle : le diplôme.

Miser sur les secteurs et les métiers porteurs

Le BTP, la distribution, l'hôtellerie restauration, la banque, les transports, le commerce sont réputés et favorisent la promotion interne. Le secteur de l'hôtellerie restauration perpétue des valeurs (passion du métier, disponibilité, sens du service, valorisation de l'expérience pratique...) qui ont peu de rapport avec la longueur du CV. Ainsi, même si les diplômes à bac +2 se développent, les professionnels apprécient toujours les autodidactes formés sur le tas. Idem pour les métiers de la vente où les perspectives d'évolution larges et variées offrent un terrain favorable aux jeunes sans diplôme en mal de reconnaissance. Dans ce secteur, les employeurs préfèrent souvent embaucher des jeunes sans qualification et inexpérimentés, pour les former sur le terrain, plutôt que des BTS action commerciale ou force de vente qui, après deux ans d'expérience seront déjà 50 % à changer de poste. Le BTP, la distribution et la fonction publique sont également des secteurs friands de ces profils atypiques.

Postuler dans une PME

Les grands groupes ont tendance à privilégier les mêmes profils, alors que les petites entreprises accueillent plus facilement les candidats atypiques. En outre, les PME exigent davantage de polyvalence de leurs salariés, qui peuvent donc monter en grade plus vite. Même s'il est clairement démontré qu'il vaut mieux poursuivre ses études ou suivre une formation pour avoir des chances d'échapper au chômage, il existe des profils atypiques dont la réussite fait rêver et qui pourtant sont des "sans diplôme". Leur secret ? Ils détiennent des qualités spécifiques. Ils sont volontiers plus curieux, pragmatiques, opiniâtres, intuitifs et plus entreprenants.

Créer son entreprise

Selon, l'INSEE, 7 créateurs d'entreprise sur 10 en France n'ont pas de diplôme supérieur au bac. La majorité des entrepreneurs sont autodidactes, ce qui prouve bien que, pour monter sa propre affaire, les compétences priment sur la formation. Autre condition pour accroître ses chances de succès : se faire accompagner dans ses démarches (par une CCI, le réseau Entreprendre, les boutiques de gestion, une association...).

Tenter sa chance à l'étranger

Dans les pays anglo-saxons, la personnalité et l'expérience priment sur le diplôme. Il est donc plus facile de s'y faire une place. Le site de l'espace emploi international (www.emploi-international.org) informe sur les pays offrant le plus d'opportunités aux Français. Pour les métiers de la vente et de l'accueil, une excellente présentation et un bon sens du contact se dégagent comme les principales qualités requises. Pratiquer un ou plusieurs langues étrangères, sans être diplômé peut être un tremplin, surtout s'il s'agit de langues rares et recherchées.

Après avoir roulé sa bosse et gravi les échelons à force de motivation, si l'autodidacte désire un jour une reconnaissance professionnelle supplémentaire, il peut toujours valider ses acquis. A ce titre, la validation des acquis de l'expérience (VAE) permet l'obtention d'un diplôme, d'une certification ou d'un titre homologué dans le répertoire national. Le diplôme de l'expérience en quelque sorte... Et ce dernier s'avère parfois indispensable pour gagner de nouveaux galons !