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Dossier : Le job sharing est-il fait pour vous ?

Le job sharing est-il fait pour vous ?

Deux personnes, pour un seul poste. Ceci n’est pas un énième dilemme de recruteur, mais une organisation de travail partagé. D’où son nom : le job sharing. Comment cela fonctionne ? Qui peut être concerné ? Petit point sur cette méthode peu utilisée en France, mais aux vertus reconnues ! 

Le principe de base

Le job sharing consiste tout simplement à se partager le travail d’un poste, entre deux collaborateurs. Ceux-ci forment donc un binôme, ayant les mêmes objectifs. Organisation, répartition des tâches et communication sont les maîtres mots de cette façon de travailler, qui permet à deux personnes, d’assumer leur fonction à temps partiel, en toute flexibilité. Ce temps dégagé permet donc aux deux collaborateurs de pouvoir se consacrer à des activités personnelles, tout en conservant un emploi.

En général, les deux salariés travaillent chacun 3 jours par semaine, dont un en commun pour se relayer les dernières actualités, revoir la répartition des missions et la tenue des délais pour les réaliser. Le reste du temps, chacun réalise ses missions de manière autonome !

Si cette organisation est plutôt bien ancrée au Royaume-Uni ou au Canada par exemple, dans l’Hexagone, le job sharing n’est pas le recours le plus fréquent en termes de travail à temps partiel. Et pourtant, il pourrait être le bienvenu dans bien des situations ! Tant pour le salarié, que pour l’entreprise…

Par exemple, dans le cadre d’un échange intergénérationnel, pour mieux gérer la transition entre un salarié qui va quitter l’entreprise, et l’arrivée de son successeur. Un temps aménagé pour un job sharing en binôme pourrait faciliter à la fois le départ de l’ancien collaborateur, et l’arrivée du nouveau. La transmission et la mise en place des méthodes de travail pourraient ainsi gagner en efficacité. Mais c’est également une solution intéressante pour les parents qui souhaitent prolonger leur activité professionnelle.

Les plus et les moins

Des avantages, il y en a pour le salarié, mais aussi pour l’employeur. Pour le salarié, c’est la possibilité de continuer à évoluer dans le monde professionnel, en ayant la possibilité de travailler à un poste intéressant, tout en étant à temps partiel. Le défi d’équilibrer vie professionnelle et vie personnelle s’en retrouve facilité ! Sans compter le fait, bien entendu, d’avoir un binôme pour prendre le relais en cas de souci, asseoir une réflexion plus efficace, profiter de l’expérience de l’un et de l’autre, et être en plus, très productif.

Concernant l’employeur, il sera également avantageux d’avoir deux collaborateurs pour un poste donné. Cela assure une meilleure productivité, mais également moins d’absence puisque chacun est là à tour de rôle. Le poste est donc pourvu en continu ! Les collaborateurs peuvent également profiter des compétences de leur binôme pour en apprendre de nouvelles ou s’améliorer. Le rythme de travail étant plus détendu, le risque de burn-out, par exemple, s'en voit diminué. C’est enfin une marque de modernité, que l’entreprise pourra faire valoir pour attirer de nouveaux talents.

Le job sharing, aussi attractif soit-il, n’est pas non plus la solution miracle à tout. En effet, pour le salarié, la masse de travail, même divisée en deux, est égale à celle d’un poste à temps complet, et non d’un poste à temps partiel. Ce qui signifie qu’un accroissement temporaire d’activité pourrait avoir des répercussions importantes sur la charge de travail, tout en n’ayant pas plus de temps pour tout accomplir. Par ailleurs, la rémunération est calculée sur le temps de présence… Enfin, le salarié doit dans l’idéal, bien s’entendre avec son binôme. Car sinon, tous les avantages du job sharing pourraient s’en trouver compromis.

Pour l’entreprise, gérer deux collaborateurs au lieu d’un pour un poste donné s’avèrera plus difficile. Tant au niveau du suivi, que des démarches administratives ou encore des relations humaines.

Alors le jeu en vaut-il la chandelle ? Vous êtes le seul juge !