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Dossier : Newsletter n°100 : vos anecdotes !

Newsletter n°100 : vos anecdotes !

Vos anecdotes liées au travail

L4M fête sa 100ème Newsletter, et vous remercie pour tous les témoignages que vous avez envoyés à la rédaction. Vos histoires survenues dans votre vie professionnelle nous ont fait rire, nous ont amusé, parfois surpris, ou étonné.En effet le travail n'est pas seulement ce qui occupe nos journées en moyenne 8 heures par jour mais il peut parfois amener son lot de surprises, d'évènements étonnants ou fâcheux.

Voici quelques unes de vos histoires...

Coralie, 30 ans, nous raconte son premier entretien alors qu'elle cherchait un stage en communication à Nantes, voilà maintenant 8 ans :

« J'entre dans le bureau du directeur de l'agence qui ne comptait pas plus de 8 salariés à l'époque, il me demande de m'asseoir, jusque là tout va bien. Puis il me tend une cafetière sortie du tiroir de son bureau et m'annonce « Première question : savez vous faire du bon café ? ». Je me met à rire persuadée qu'il plaisante jusqu'à ce que je comprenne qu'il était sérieux. Contrairement à ce qu'on pourrait penser çà a été le meilleur stage que j'ai jamais fait. Et malgré l'exigence gustative de mon patron en matière de café, il a été d'une grande aide durant les six mois qui ont suivis. »

Jean-Pierre , 37 ans, d'Avesnes sur Helpe, se rappelle son premier entretien d'embauche dans la compagnie d'assurance pour laquelle il a été commercial durant 11 ans :

« J'arrive au sixième étage de ce building où il y avait les bureaux de la compagnie. Personne à l'accueil, ni dans les couloirs, je décide de chercher par moi-même le bureau du directeur des ressources humaines avec qui j'avais pris rendez-vous. Je tombe sur un type avec une tenue vestimentaire qui ne ressemble vraiment pas à celle d'un cadre. Jogging, barbe de quatre jours, baskets en mauvais état et surtout l'air très jeune. Persuadé qu'il est plus jeune que moi je lui dis « Tu ne saurais pas où se trouve le bureau du DRH? J'ai rendez vous avec lui. » Il me répond « C'est au fond à gauche, tu verras tu ne peux pas le louper ». Je me dirige vers l'endroit qu'il m'a indiqué et me rends compte au bout d'un moment qu'il me suit. Je me retourne alors que je suis devant le bureau, il est planté juste derrière moi et me fixe avec un grand sourire. Je lui demande ce qu'il a et il me répond « C'est avec moi que vous avez rendez-vous. » .

Anne-Sophie, 27 ans :

« Il y a quelques années de cela, j'étais en job d'été dans une collectivité territoriale, et j'avais des collègues de courte durée, car certains partaient en vacances alors que d'autres revenaient, un réel chassé croisé!Au bout d'un mois, j'ai pu faire la connaissance de la chef de service, qui revenait de vacances, à son tour. Coup de bol, c'était son anniversaire. Elle a donc payé un verre à tout le monde. On a eu droit à un mini discours, durant lequel elle a notamment commenté le bronzage de chacune, la chaleur, jusqu'à ce qu'elle félicite la secrétaire pour son futur événement, qu'elle ignorait. La secrétaire en question a vécu un grand moment de solitude en public selon ses dires. Elle avait juste pris du poids pendant ses vacances ! »

Simon, 31 ans, journaliste dans une revue locale en Picardie :

« C'était mes débuts en tant que journaliste, je travaillais dans le sud à cette époque et je devais aller à la rencontre du gérant d'une chaîne de restaurants qui marche très bien dans la région, j'arrive et je rencontre un homme d'une trentaine d'année. Je lui demande « Qu'est ce que çà fait d'être si jeune et d'avoir connu un tel succès dans les affaires ? » Il me répond « Ce n'est pas moi qui ait monté l'affaire, c'est mon père, il est mort il y a moins d'une semaine. » Malgré tous mes efforts pour rattraper l'affaire, il y a eu un froid durant toute l'interview. »

Karim, 39 ans, expert comptable :

« J'arrive en avance pour un entretien avec celui qui devait être mon futur employeur. Je vois une superbe voiture noire avec des vitres teintées sombres devant les locaux de l'entreprise. Pour vérifier ma tenue, je me penche devant le rétroviseur, recoiffe mes cheveux, remets bien ma chemise. Et là, la vitre descend, et à l'intérieur, mon futur boss.»

Béatrix, 28 ans, professeur d'anglais :

« Je suis prof d'anglais en ZEP. Il y a 5 ans, je venais juste de commencer à enseigner, je n'avais encore eu aucune formation à l'IUFM , c'était ma deuxième heure de cours avec une classe de cinquième que j 'avais trouvée adorable lors de mon premier cours avec eux . Je les accueille en classe, ils entrent avec de petites têtes d'anges, me souriant, allant jusqu'à me dire « good morning miss ». Seulement, en plein milieu du cours, le 'petit ' (qui mesurait 1m 80 car il avait 14 ans) Samuel avec un petit sourire malicieux me dit « j ai une crotte de chien sous ma table' ». Je pensais au début qu'il plaisantait, mais non, il y avait bien une crotte de chien sous sa table, sauf que c'était lui qui l'avait placée là. Les autres évidemment hilares tout d'un coup n'étaient bizarrement plus concentrés sur le génitif et l'arbre généalogique de la famille royale (étrange). Je dis d'un ton sec et peu convaincu « ramasse cette crotte tout de suite sinon je prends ton carnet ! ». Malgré cette effroyable menace de sanction, l'adorable petit Samuel me répond « c'est pas ma merde je ramasserai pas ! » Je le menace plusieurs fois en vain, finalement un autre élève ramasse la crotte, mais mon cours était devenu ingérable. Finalement j 'ai décidé de jouer la carte de l'humour avec les élèves en faisant des petites blagues sur l'incident le lendemain, et là contrairement au cours précédent je ne les sentais pas contre moi , mais avec moi .

Je me suis servie de cette expérience qui au final reste quand même un bon souvenir dans ma carrière professionnelle , pour en arriver à la conclusion que ça ne sert à rien de se braquer et de hurler quand une situation chaotique de ce genre se produit , il vaut mieux en rire et dédramatiser , en tout cas avec moi ça a toujours marché ! »