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Dossier : Les risques psychosociaux en entreprise

Les risques psychosociaux en entreprise

Les risques psychosociaux ou RPS n'ont pas encore trouvé de définition claire et précise au sein de la législation. Au niveau juridique et statistique, c'est le flou. Voici quelques éléments pour essayer de mieux comprendre ces phénomènes qui semblent gagner du terrain.

Les RPS qu'est-ce-que c'est ?

Pour comprendre les risques psychosociaux, il faut tout d'abord s'intéresser à leur manifestation première, à ce qu'ils provoquent chez le salarié, ou plus largement chez toute personne exerçant une activité professionnelle. Le plus souvent, on parle de stress ou d'anxiété. Mais ils ne sont qu'une petite partie du phénomène. Fatigue, insomnies, dépression, épuisement, sentiment d'impuissance... Tous ces éléments font partie de ce que l'on pourrait appeler les « symptômes », les effets des risques psychosociaux. D'où viennent ces effets ? Par quoi sont-ils provoqués ? Les sites spécialisés parlent de violences (physiques ou verbales), harcèlement (moral ou sexuel), agressivité sur le lieu de travail et bien sûr le stress. Ensuite, c'est une réaction en chaîne. Causes et effets s'engendrent mutuellement jusqu'à glisser dans une spirale infernale : burn-out, bore-out, dépression, idées noires... Voici donc les risques psychosociaux.


La difficulté que représente les RPS

Le point de départ étant l'exercice d'une activité professionnelle, tout le monde peut être concerné. Il est alors très compliqué de parler des RPS en termes de statistiques. Qui est touché, pourquoi, par quels symptômes ? Tout simplement car ces troubles encore récents n'ont pas trouvé de cadre précis pour le moment. Les effets tels que le stress, la fatigue, le sentiment d'impuissance étant subjectifs, différents d'une personne à une autre, il est difficile d'évaluer autant pour le salarié que pour les équipes santé-travail, à quel moment on bascule dans la pathologie. Néanmoins, il est convenu que c'est la conjugaison des perceptions de l'individu et de l'organisation de son travail qui donnent lieu aux risques psychosociaux. Différents facteurs de pénibilité entrent en compte dans l'évaluation des RPS au travail : l'exposition à des contraintes physiques, l'environnement agressif, le rythme de travail...


Burn-out et bore-out

Ces deux syndromes ont beaucoup fait parler d'eux, même s'ils ne sont pas les uniques risques psychosociaux possibles. Le fait qu'il ait été possible d'établir un schéma de cause à effet conduisant directement à ces phénomènes, a permis de mieux les définir. Le burn-out, est la conséquence d'une surcharge de travail ou d'un surinvestissement personnel. Les responsabilités écrasent l'individu, qui s'épuise à vouloir réaliser toutes ses tâches le plus rapidement possible. Lorsque le volume de travail devient trop grand, un sentiment d'impuissance envahit le salarié et la crise de nerfs pointe le bout de son nez. Le burn-out est le surmenage moderne. Il est plus puissant, et peut conduire à des conséquences désastreuses. Le bore-out, lui, est causé par une sollicitation professionnelle insuffisante. Au contraire du burn-out où le salarié est surchargé de travail, le bore-out est l'effet d'une faible charge de travail ou d'un travail peu stimulant intellectuellement. En découle un ennui, puis un désintérêt pour le poste. Les conséquences peuvent être tout aussi problématiques et dangereuses : dépression, sentiment d'être inutile, détresse psychologique...


Comment prévenir les RPS en entreprise ?

La prévention des risques psychosociaux passe tout d'abord par la reconnaissance du travail du salarié. Ensuite, un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est essentiel pour ne pas laisser des angoisses de l'une, envahir la sphère de l'autre. Bien entendu, le respect des valeurs éthiques en milieu professionnel permettra de contribuer efficacement à cette prévention. Enfin, pour plus d'informations, des brochures complètes et spécialisées sont disponibles sur les sites de l'INRS et du gouvernement.