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Dossier : Passer d'un métier intellectuel à un métier manuel

Passer d'un métier intellectuel à un métier manuel
Un directeur devenu carreleur, une banquière devenue boulangère, de tels parcours peuvent surprendre mais ils sont bien plus fréquents qu'on ne pourrait le croire.

Le phénomène touche principalement les cadres. En effet, après plusieurs années de carrière, beaucoup ont l'impression de ne rien produire de concret. Lassés du stress, ils sont davantage attirés par l'artisanat, le bâtiment ou encore les métiers de bouche.

Changer de voie pour s'épanouir

Une étude récente révèle qu'un Français sur trois rêve de changer de métier. De nombreux salariés sont frustrés au travail et ne s'épanouissent pas suffisamment.

Pendant de nombreuses années, se diriger vers un métier manuel était très mal perçu, surtout lorsqu'on avait la possibilité de suivre un long cursus scolaire. En effet, le bleu de travail ne fait guère rêver ! La plupart des parents préfèrent avoir un fils avocat ou médecin plutôt que maçon ou routier. La pression est d'autant plus importante que le système scolaire ne fait que renforcer la prééminence des études générales sur les filières techniques alors que ces dernières sont très prisées par les employeurs et offrent de nombreux débouchés.

Il faut dire, en effet, que les métiers manuels ont longtemps souffert d'une mauvaise image. On considérait notamment que ces métiers étaient réservés aux jeunes en échec scolaire ou à ceux qui ne pouvaient pas se lancer dans de longues études. Pourtant, les métiers manuels constituent aujourd'hui un secteur extrêmement porteur qui manque fréquemment de main d'œuvre. Les entreprises du BTP recherchent désespérément des maçons, des coffreurs, des peintres et des charpentiers tandis que l'industrie manque quant à elle de chaudronniers, de régleurs ainsi que d'ouvriers qualifiés en métallurgie.

Du rêve à la réalité

Avant de se lancer, mieux vaut prendre connaissance de la réalité du métier. Avoir une vision réaliste de ce métier permet notamment d'éviter les déconvenues. N'hésitez pas à vous mettre en situation, en faisant évaluer vos capacités par exemple afin de déterminer quels vos points forts mais également vos faiblesses.

Les cadres sont, en effet, généralement habitués à gérer des projets et des dossiers par dizaines. Bien organisés, ils sont notamment capables de respecter les délais qui leur sont imposés. En revanche, ils ne sont pas, pour la plupart, suffisamment préparés sur le plan physique et ne sont pas toujours capables de tenir le rythme. En effet, ils doivent par exemple s'habituer à travailler dehors par tous les temps, pluie ou vent y compris. De la même manière, ils seront peut-être fréquemment amenés à rester debout toute la journée, alors que jusque là, ils restaient souvent assis plusieurs heures derrière l'écran de leur ordinateur.

Enfin, la reconversion professionnelle implique également un sacrifice financier. Les formations sont non seulement coûteuses mais, qui plus est, le salaire n'est plus le même, surtout pour ceux qui choisissent de se lancer en indépendant. Dès lors, les premières années demandent un véritable investissement, de temps mais surtout d'argent, alors que les recettes peinent à rentrer de manière constante. Ainsi, la plupart des reconversions impliquent inévitablement une perte de revenus, au moins au début, mais ces parcours singuliers sont généralement couronnés de succès.

Pour en savoir plus sur la démarche à suivre, n'hésitez pas à consulter le site www.jemereconvertis.fr ou notre dossier thématique consacré à la reconversion professionnelle.