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Dossier : Travailler avec des animaux

Travailler avec des animaux

Travailler avec les animaux

Nombreux sont ceux qui ont un jour caressé l'ambition de travailler aux côtés d'animaux. Du rêve d'enfant à la vie professionnelle, il n'y a parfois qu'un saut de puce, pour peu que les courses d'obstacles ne vous fassent pas peur.

Toutous, matous et tout le toutim…

30 millions d'amis, dit la revue… d'accord, mais ce chiffre évolue d'années en années. Aujourd'hui, ce sont plus de 60 millions d'animaux de compagnie qui peuplent nos foyers. Cette croissance s'explique par la place toujours plus importante de l'animal dans la cellule familiale, mais aussi par l'arrivée des NAC (nouveaux animaux de compagnies) dans le paysage animalier.

Qui dit hausse de la population à quatre pattes, dit accroissement des activités. Néanmoins, les vocations naissent plus vite que les opportunités d'emploi et le secteur reste, malgré tout, très concurrentiel.
Parmi les métiers les plus courus, ceux de la santé animale font toujours rêver. Mais attention, pour devenir vétérinaire, armez-vous de patience et d'une volonté à toute épreuve. La route est longue et beaucoup s'aperçoivent à leurs dépens que l'amour des animaux, bien que nécessaire, est loin d'être suffisant. Cinq années d'études dans une des quatre écoles reconnues par la profession formeront les futurs « vétos », mais décourageront les moins préparés.
Dans le même domaine, les formations d'auxiliaire ou d'aide-soignant vétérinaire sont plus accessibles. Cependant, l'accès à la profession n'est pas plus aisé pour autant. On compte rarement plus d'un ou deux auxiliaires par cabinet.

Les métiers de toiletteur ou d'éducateur peuvent également être des pistes. Quoiqu'il en soit, les professions animalières requièrent un investissement sans borne. Il faut composer avec les urgences, les exigences croissantes des maîtres et les besoins des animaux eux-mêmes.
Souvent, c'est également avec un investissement financier qu'il faudra compter. En effet, la plupart des professions animalières nécessitent l'obtention d'un cabinet ou d'un fond de commerce, il faut donc envisager l'idée de vous mettre à votre compte.

Mon travail, mon dada !

Fougueux, nerveux, distingué, le cheval est un animal fascinant. Nombreux sont ceux qui aimeraient faire de leur passion pour la gent équine leur avenir professionnel. Si, vous aussi, vous souhaitez faire du « dada » votre métier, de nombreuses voies s'offrent à vous.

Le milieu des courses compte beaucoup de postulants pour peu d'élus. Les jockeys passent d'abord par le statut de lad. Ils s'occupent des écuries et préparent les chevaux pour les entraînements. Les plus prometteurs auront la possibilité de participer à des courses. C'est là que l'apprenti jockey devra faire ses preuves s'il espère jouer de la cravache dans les plus grands hippodromes.
D'autres débouchés se trouvent dans les haras ou les centres équestres. Que vous vous sentiez l'âme d'un éleveur, d'un palefrenier ou d'un maréchal ferrant, le milieu du cheval propose une multitude de métiers. Cependant, les formations sont souvent très spécialisées et nécessitent une pratique avancée. Mieux vaut, donc, s'y prendre très tôt, tout en étant bien sûr de son ambition.

Enfin, si, tel Robert Redford, vous voulez murmurer à l'oreille des chevaux, sachez que le métier de chuchoteur n'existe pas qu'au cinéma. S'appuyant sur les travaux des éthologues équins, il prépare les chevaux aux exercices d'éducation ou de rééducation. A l'heure où la psychologie animalière est en plein boom, cette voie offre des débouchés intéressants.

Daktari, Flipper et Cie

Les parcs animaliers et les réserves naturelles sont les lieux à privilégier si ce sont les animaux sauvages qui vous font rugir d'envie. Là encore, les places sont chères. Mais à cœur vaillant, rien d'impossible. Pour peu que votre motivation soit assez forte et que votre désir de travailler au contact de la faune ne s'éteigne pas avec le temps, vous pourrez briguer des postes de soigneurs, de techniciens ou même de directeurs de parc zoologique.
Comme pour toutes les activités en contact avec les animaux, ne négligez pas la difficulté physique du métier. Les animaux auxquels vous serez confrontés risquent de ne pas toujours se montrer sous leur meilleur jour. Résistance et prudence de chaque instant sont les clés de la profession.

L'élevage est également une éventualité pour qui veut travailler au plus près des animaux. Bœufs, moutons, porcs, certains élevages sont aussi plus originaux : bisons, lamas, autruches… Le secteur est particulièrement sensible aux crises sanitaires, s'insérer sur ce marché délicat est difficile. C'est pourquoi la plupart des jeunes éleveurs reprennent des exploitations déjà existantes. Parallèlement, le niveau de qualification tend à s'élever. Les nouvelles techniques et les nouveaux outils, ainsi que le développement de l'élevage biologique, contribuent à créer une nouvelle donne dans le secteur.

Enfin, la recherche, même si elle fait rêver, n'offre que peu de débouchés. Les primatologues, zoologistes et autres entomologistes ont pour mission d'étudier les mœurs et le développement des espèces. Cependant, même avec un Doctorat en poche, les perspectives d'avenir sont souvent incertaines.


M.I