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Dossier : SOS métiers en voie de disparition

SOS métiers en voie de disparition
Avec le développement des nouvelles technologies, de multiples opportunités et de nombreux débouchés sont proposés aux jeunes. A l'heure actuelle, ces nouveaux horizons représentent une véritable menace pour les métiers d'antan.

Même s'ils sont répertoriés au patrimoine mondial de l'Unesco et que d'irrésistibles passionnés essayent de partager leur amour du livre et du papier, le métier des bouquinistes est aujourd'hui en plein déclin. Il faut dire, en effet, que la concurrence est rude : avec Internet, on peut acheter des livres d'occasion en quelques clics seulement. Pour faire face, beaucoup ont été obligés de diversifier leur activité. Au milieu des gravures antiques, des livres anciens et des vieux magazines au papier jauni, il n'est pas rare de trouver des cartes postales, des petites Tour Eiffel et autres souvenirs Made in China à l'effigie des hauts lieux de la capitale.

Supprimé par Pétain en septembre 1941, le métier d'herboriste a aujourd'hui pratiquement disparu. En effet, en France, seuls les pharmaciens sont habilités à vendre des plantes pour exploiter leurs propriétés médicinales. Néanmoins, une véritable tolérance existe envers les derniers herboristes diplômés qui, même s'ils ne sont plus qu'une petite dizaine, peuvent continuer à exercer. Pourtant, chez nos voisins européens, la profession continue de faire des émules à l'instar de la Suisse où les herboristes sont plus nombreux que les pharmaciens.

Le savoir-faire des métiers de la vannerie est lui aussi menacé. Le vannier cultive l'osier pour ensuite tresser des paniers et des mannes de toute sorte. Le processus est aussi long que coûteux. Ainsi, la plupart des paniers vendus aujourd'hui en France ont été fabriqués dans des usines. Le métier de canneur-rempailleur est, quant à lui, menacé par la disparition de la matière première : la paille de seigle. Les rempailleurs sont de moins en moins nombreux. La plupart sont fortement concurrencés par des pays étrangers tels que la Chine ou le Maroc où la main d'œuvre est bon marché.

Autrefois, le carillonneur était un véritable métronome qui ponctuait les activités de nos aïeux. Pourtant, aujourd'hui, il n'y a plus que 7 maîtres carillonneurs en France. Ainsi, les places sont chères : il ne suffit pas d'avoir obtenu son diplôme de carillonneur pour pouvoir jouer. Il faut impérativement attendre le départ d'un carillonneur titulaire pour pouvoir postuler. Soucieux de conserver les traditions de l'art campanaire, certains carillonneurs municipaux tentent de lutter contre l'automatisation du mécanisme en donnant aussi souvent que possible des concerts.

Bien que de haute précision, le travail de la stoppeuse est aujourd'hui en voie de disparition. Cette spécialiste du tissu répare fil à fil n'importe quelle étoffe déchirée ou trouée pour lui redonner son éclat d'antan. Elle opère ainsi de véritables petits miracles sur les vêtements troués. Ce savoir-faire qui se transmet traditionnellement de mère en fille s'éteint progressivement. A l'heure actuelle, les gens préfèrent jeter leurs vêtements pour en acheter de nouveaux plutôt que de les faire réparer. En tout et pour tout, il ne reste plus qu'une dizaine de stoppeuses en France.

Quelles que soient leurs professions, ces hommes et ces femmes savent tous et toutes qu'ils exercent un métier voué à disparaître tôt ou tard. Pourtant, ils continuent de le faire vivre avec passion et essayent tant bien que mal de le transmettre aux nouvelles générations.