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Dossier : Le marché de l’art et ses métiers

Le marché de l’art et ses métiers

Le marché de l'art et ses métiers

Le marché de l'art est un milieu restreint dont les places sont limitées. Pour y accéder, mieux vaut avoir un carnet d'adresses bien fourni en plus d'être diplômé. Comment accède-t-on aux professions, comment évolue le milieu ? Tel est le sujet de ce dossier sur ce monde plus que fermé des ventes d'objets et d'œuvres d'art.

Le marché des objets d'art

Les objets d'art ont toujours fasciné les hommes et ont toujours été sujets aux collections. Que l'on s'intéresse à une période spécifique, un mouvement artistique ou encore un artiste particulier, nombre d'amateurs sont prêts à faire des kilomètres pour une vente ou une exposition dédiée à leur passion. Les prix pour certains objets de collection peuvent être démentiels et rien n'arrête ces acheteurs passionnés.

Dans ce business certains gros hôtels de vente se disputent les pièces de collection. Ventes suite à un décès ou besoins financiers font que des familles doivent se séparer de leurs objets précieux et faire appel à ces professionnels de la vente et de l'expertise. Car le marché dépend de la santé financière de ses acheteurs. Le prix de l'art fluctue selon les années et le nombre de pièces disponibles durant l'année.

Le commissaire-priseur est la clef de voûte d'une vente aux enchères en salle. Cela peut être, des oeuvres d'arts, des biens artistiques ou culturels provenant de successions ou de saisies. Il procède aux inventaires des objets qui vont être mis aux enchères, les estime et fixe un prix de départ. Mais il prépare aussi les catalogues et installe la vente dont il est le garant. Le commissaire-priseur est le garant de la valeur des biens mis en vente aux enchères publiques. Pour cela, il doit être capable de détecter les fraudes éventuelles.
Dans certains cas, il peut exercer sa fonction au sein d'une société commerciale. A ce titre, il doit être capable d'organiser les ventes aux enchères publiques volontaires. Il revend pour le compte d'un client, et à ce titre, il pose un acte civil.

En tant qu'officier ministériel, il lui revient la tâche d'organiser et de diriger les ventes judiciaires publiques suite à des faillites ou des redressements judiciaires. L'expertise des meubles, des marchandises et des matériels mis en vente lui incombe totalement.Depuis 2001 le secteur s'est ouvert à la concurrence. Le commissaire-priseur doit donc désormais composer avec des homologues étrangers, dans un marché de l'art en plein essor.

Les antiquaires et brocanteurs

La différenciation n'est pas toujours claire entre ces deux professions qui peuvent être la source principale de rémunération de toute personne capable de reconnaître des objets d'art et d'estimer leur valeur pour les vendre aux amateurs.

La différence tenant évidemment du statut professionnel de ces personnes. L'antiquaire doit en plus de son activité qu'il peut pratiquer sur les différentes brocantes ou marché de sa région ou d'ailleurs, tenir une boutique d'antiquités qui doit être l'activité principale de l'antiquaire. Il peut revendre les objets achetés lors de ces déplacements entre les brocantes, vides greniers, dépôts vente à des prix bien plus élevés. Le marché de l'objet n'étant pas réglementé à ce sujet, la qualité des objets que vend l'antiquaire ne dépend que de sa réputation et de l'évaluation de l'acheteur qui peut demander une expertise après achat. Certains antiquaires fournissent des certificats d'authenticité validés par des experts lors d'achats importants nécessitant des garanties.

L'expertise

L'expertise est une phase importante de l'évaluation des objets d'art. C'est grâce à elle que l'objet peut entrer dans les salles de vente les plus prestigieuses pour atteindre des prix parfois exorbitants.

L'expert a eu une formation en histoire de l'art très poussée complétée par des stages pratiques auprès d'experts dans le métier. Pour ces formations, il faut compter au moins cinq années d'études. A cela s'ajoute des stages pratiques qui devront compléter la formation. Ces années d'études doivent aussi être le moment de se créer un bon réseau dans le milieu. Ces métiers connaissent des concentrations géographiques et il n'est pas étonnant que Paris soit la ville qui compte le plus de ces experts étant donné la concentration d'hôtels des ventes de prestiges que la capitale compte.

Les galeristes

Ils présentent des œuvres d'artistes plus ou moins connus afin d'attirer un public d'amateurs d'art prêts à acheter les œuvres que ce soit dans un but de collection ou comme investissement. Vrais découvreurs de talents, ils n'hésitent pas à parcourir le monde lorsqu'un artiste leur semble être particulièrement avant-gardiste et que les œuvres ont une chance de se vendre dans le marché français ou ailleurs. Car en matière d'art les goûts divergent selon les pays et le galeriste, suivant la taille de sa galerie, doit savoir choisir en fonction des préférences de sa clientèle. Mais ses choix se font surtout sur des coups de cœur et des affinités particulières avec les artistes. Il aide les artistes dans leurs démarches administratives et culturelles. Il présente le travail de l'artiste tout en faisant la promotion de son travail et l'accompagne dans la gestion de sa carrière par des expositions monographiques ou collectives.