Vous recherchez...

Dossier : Le PVT

Le PVT

Le PVT : un visa pour l'aventure !

L'envie de vous expatrier vous trotte de plus en plus dans la tête. Mais comment partir loin, longtemps, avec un budget restreint ? Pensez au programme vacances travail ! Ce visa vous permet de travailler dans un pays étranger pour prolonger votre périple. Le parfait compromis pour tous ceux qui ont soif de nouveaux horizons.

Voyager comme jamais

Le programme vacances travail n'est pas un programme à proprement parler. Rien n'est organisé et vous devrez vous débrouiller seul pour mettre en place votre voyage. Dans ce cas là, direz-vous, qu'est-ce que le PVT ? Eh bien, c'est une forme de visa qui permet, à l'inverse des visas touristiques, de travailler dans le pays d'accueil afin de prolonger son séjour.
Le PVT consiste en une série d'accords bilatéraux entre la France d'un côté et le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande et le Japon de l'autre.

Pour avoir droit au PVT, il faut être de nationalité française, avoir entre 18 et 35 ans et ne pas avoir bénéficié d'un PVT auparavant. La plupart du temps, on vous demandera de justifier d'une somme d'argent pouvant couvrir vos frais pendant les trois premiers mois (sur la base d'environ 700 € par mois), au cas où votre recherche d'emploi tarderait à porter ses fruits. Des conditions particulières à chaque pays sont à envisager.
A titre d'exemple, l'âge limite de candidature est ramené à 30 ans pour le Japon et la Nouvelle Zélande ; et l'Australie offre la possibilité d'effectuer un second PVT si vous avez, durant votre premier PVT, travaillé pendant trois mois minimum dans la cueillette des fruits.

Evidemment, tout n'est pas si simple. Hormis pour l'Australie, les pays signataires ont mis en place une politique de quotas. Au vu de l'engouement croissant pour ce visa, le nombre limite de place est très rapidement atteint. Renseignez-vous donc auprès du ministère des affaires étrangères afin de vous tenir au courant des places disponibles et, le cas échéant, de la date de démarrage d'une nouvelle session.
Une fois votre visa acquis, vous devrez partir dans les douze mois qui suivent. Dès que vous aurez posé le pied dans votre pays d'accueil, votre sésame sera valable un an.

A la découverte d'une autre vie

Une fois sur place, l'aventure commence. A chaque PVTiste son PVT. Certains préféreront s'installer dans une ville et y trouver des petits boulots. D'autres, plus ambitieux, chercheront un poste dans leur branche et iront donc là où le vent les porte. Enfin, nombreux sont ceux qui sillonneront le pays en enchaînant les jobs alimentaires.
Cette dernière solution est sans conteste celle qui correspond le plus à l'esprit PVTiste. En effet, elle permet véritablement de voyager dans une terre inconnue et de ne travailler que pour continuer son périple.

Ainsi, on en voit partir sac à dos à l'épaule. Dans le jargon des bourlingueurs, ceux-ci sont appelés les « backpackers ». D'autres auront l'occasion d'acheter une voiture ou un van, qu'ils revendront à leur départ, pour profiter au mieux et au plus vite des paysages enneigés du Canada ou des longues routes australiennes.

Mais ne vous leurrez pas. Si l'aventure des PVTistes est tentante, la liberté qu'ils s'offrent est à double tranchant. Il arrive que la recherche d'emploi ou de logement se passe plus difficilement que prévu, surtout si vous désirez rouler votre bosse à l'écart des grandes villes. Parfois même, certains sont contraints à abandonner au bout des premiers mois, ne pouvant plus subvenir à leurs besoins.
D'une manière générale, le PVT s'adresse aux personnes souhaitant séjourner plus de six mois dans le pays d'accueil mais il n'est en aucun cas la première étape à un titre de résident permanent. Le PVT reste un voyage, une parenthèse rimant avec liberté et découverte.

Pour vous renseigner plus en détails sur le PVT, rendez-vous sur le site des PVTistes, où vous trouverez toutes les informations nécessaires, ainsi qu'un forum riche en récits de voyage.


M.I.