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Dossier : Les assistants de langue française

Les assistants de langue française

Les assistants de langue française

A l'université, les programmes permettant de passer quelques mois à l'étranger sont nombreux. Bénéfice pour votre future carrière, enrichissement personnel, besoin d'évasion : les arguments ne manquent pas pour vous y encourager. Si vous maîtrisez déjà une langue étrangère et que l'idée de vous retrouver face à une classe ne vous effraie pas, pourquoi ne pas devenir assistant de français à l'étranger.

Un programme en vogue

Qui n'a pas connu les cours de conversation avec une Rachel de Madrid ou un Jeremiah from Manchester ? Affecté dans un établissement pour seconder les professeurs et faire découvrir leur culture, les assistants contribuent à rendre aux langues vivantes le dynamisme qui leur est dû.
A leur image, vous pouvez, vous aussi, tenter l'expérience et devenir le temps d'une année les représentants de la culture et de la langue françaises dans une école à l'étranger.

Chaque année, le Centre international d'études pédagogiques (CIEP) propose près de 2500 postes d'assistants dans de nombreux pays dont le Royaume Uni, l'Allemagne, l'Italie en passant par l'Argentine ou le Japon. En tout, ce sont vingt destinations qui vous tendent les bras. Autant dire que vous n'avez que l'embarras du choix.
En tant qu'assistants, vous passerez entre 7 et 11 mois dans le pays, affectés dans un ou plusieurs établissements scolaires. Généralement, les postes sont proposés dans le secondaire, parfois en école primaire. Cependant, les groupes d'élèves auxquels ils ont affaire sont restreints, l'idée étant de pratiquer une langue étrangère de manière plus ludique que dans un cours traditionnel. Quel que soit le pays d'accueil, la charge de cours hebdomadaire n'excède que rarement 14 heures.

En théorie, les postes d'assistants sont d'abord réservés aux étudiants souhaitant s'orienter vers des carrières dans l'enseignement. C'est notamment pour cette raison que les profils justifiant d'une formation en FLE (Français Langue Etrangère) sont les bienvenus. En pratique, la plupart des étudiants en langues, lettres et sciences humaines peuvent prétendre à une place d'assistant.

On se lance !

Même si les démarches pour se lancer dans une année d'assistanat sont relativement simples, il faut tout de même remplir certaines conditions pour participer au programme.
De manière générale et pour chacun des pays participants, il faut d'abord être de nationalité française et avoir entre 20 et 30 ans, sauf pour le Royaume Uni, l'Autriche et l'Allemagne où la limite est fixée à 35 ans.

Une bonne connaissance de la langue du pays d'accueil est également nécessaire. Elle doit être validée par un entretien avec un enseignant de langue de l'université. Généralement, il faut être titulaire au minimum d'une deuxième année de licence en langue étrangère. L'Allemagne, l'Italie, l'Italie et le Royaume Uni acceptent cependant les candidatures des étudiants inscrits dans d'autres filières. « Je suis partie parce que je voulais améliorer mon anglais de façon ludique et pour mettre toutes les chances de mon côté dans mon futur job » déclare Amandine, étudiante en Master de Lettres Modernes, actuellement assistante à Manchester, « sachant que 95 % des assistants viennent de licence d'anglais ou LEA, c'était un réel défi pour moi de réaliser ce projet ».

L'anticipation est le maître mot lorsque l'on envisage de partir en tant qu'assistant de langue. Il faut en effet entamer les démarches près d'un an avant le départ effectif. Dès le mois de novembre, les dossiers doivent être constitués. Ensuite, l'étudiant passe un entretien pour juger de ses capacités orales. L'enseignant décide alors de transmettre ou non le dossier au CIEP. Il faudra ensuite attendre plusieurs mois avant d'avoir la moindre nouvelle de sa candidature : vers le mois de mai, le verdict tombe et l'étudiant sait si son dossier a été accepté. L'affectation, elle, n'est connue que pendant l'été, soit quelques mois à peine avant de partir.
Il faut également savoir que le CIEP n'accepte pas les demandes individuelles. Les dossiers de candidatures doivent impérativement passer par l'université, qui se chargera d'envoyer l'ensemble des dossiers au CIEP.

En pratique

Devenir assistant, c'est savoir mettre ses études entre parenthèses pendant un an. Contrairement aux programmes de type Erasmus, l'année que vous passez à l'étranger n'est pas diplômante. Mais, en contrepartie, vous êtes rémunérés. A titre indicatif, les salaires moyens sont de 631€ pour l'Espagne, 625€ pour l'Italie et £800 en Angleterre. Selon le pays, il vous sera possible d'exercer une activité complémentaire pour arrondir vos fins de mois.

Une fois sur place, vous aurez, comme pour tout déménagement, de nombreuses formalités administratives à régler, langue étrangère en plus. « Répondre à un fonctionnaire pour obtenir un numéro de sécu, quand au début on a du mal à parler et à comprendre l'accent écossais, c'est toute une aventure ! » explique Clémence, assistante à Glasgow.
Au niveau de l'assurance maladie, vous devrez être couvert par un centre local. Vous aurez également à ouvrir un compte dans une banque étrangère ou internationale. Des stages d'intégration sont souvent organisés à l'arrivée des assistants. Vous pourrez y soulager vos inquiétudes formelles et y puiser des informations pratiques.

Quoiqu'il en soit, l'assistanat est une solution parfaite pour s'immerger totalement dans la culture d'un pays. D'autant plus si vous choisissez de vivre en famille d'accueil ou en colocation avec des natifs. Chaque tâche de la vie quotidienne deviendra alors un formidable vivier d'apprentissage.
Votre volume horaire hebdomadaire vous permettra également de voyager et de découvrir le pays. Pour profiter au mieux de votre année d'assistanat, une chose est sûre : la curiosité est un joli défaut !


Pour plus d'informations: http://www.ciep.fr/

M.I.