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Interview : Etudiante à l'IUFM

Etudiante à l'IUFM

Emilie Chevalier (22 ans)

Quel a été ton parcours jusqu'à aujourd'hui ?

J'ai commencé par un Bac L puis j'ai enchaîné sur une licence de psycho. J'ai un niveau Master 1 en psychologie, spécialisé en développement, apprentissage et pathologie de l'enfant. Cette année, je suis entrée à l'IUFM d'Arras où je prépare le concours de professeur des écoles.

Après le concours de professeur des écoles, comment accède-t-on au métier de psychologue scolaire ?

Pour devenir psychologue scolaire, il faut d'abord être professeur des écoles pendant trois ans. Le début du parcours est donc le même que pour tout enseignant : après la première année, une fois le concours en poche, on passe en deuxième année d'IUFM (PE2). Durant cette année, on est déjà rattachés à la fonction publique avec un stage filé d'une journée par semaine. Si tout va bien, on passe en T1 l'année suivante, c'est-à-dire que nous devenons titulaires avec une classe à charge, tout en étant encore suivis par l'IUFM.Comme la T1 compte pour une année d'enseignement, il ne reste plus qu'à enseigner pendant deux ans avant de pouvoir prétendre au concours de psychologue scolaire. Si on le réussit, on suit une formation d'un an avant d'être affecté.

As-tu déjà eu l'occasion de faire des stages ?

Pas en tant que psychologue scolaire. Mais avec l'IUFM, j'ai déjà pu faire quelques périodes de stage en école primaire. J'ai aussi fait une année de bénévolat avec l'AFEV, durant laquelle je donnais des cours de soutien à des enfants. Mais à l'époque je ne connaissais pas le métier de psychologue scolaire, c'était le rapport avec l'enfant qui m'intéressait, et aussi donner de mon temps.

En quoi consiste le métier ? Quelle en est ta vision ?

Le psychologue scolaire travaille aussi bien en maternelle qu'en élémentaire. Il est rattaché au RASED (Réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficultés). Quand on le sollicite, il se déplace dans les écoles pour rencontrer les élèves. En fonction des besoins, les psychologues scolaires peuvent orienter les enfants vers des maîtres G, qui gèrent les problèmes comportementaux, et des maîtres E, qui s'occupent des problèmes scolaires.Il faut aussi, je pense, être conscient des inconvénients du métier. Notamment, le temps passé avec les enfants qui est limité et la mise en place des interventions qui est assez lente. En général, il se passe un an entre le moment où l'enseignant sollicite le RASED et le début du suivi. C'est également compliqué dans la mesure où on ne connaît pas forcément bien les équipes enseignantes de chaque établissement où l'on travaille. On doit faire avec le peu qu'on nous donne… Et, personnellement, ce que je crains, c'est d'arriver jeune sur le terrain. Mais le fait d'avoir enseigné me permettra d'appuyer ma crédibilité face aux parents.

Pourquoi avoir choisi cette voie professionnelle ?

D'une part, pour la psychologie, bien sûr. A l'IUFM, on en parle assez peu finalement et j'avoue que ça me manque. Je pense aussi que je me situe plus dans une démarche d'éducation plutôt que dans un principe d'instruction. Un psychologue scolaire va chercher à comprendre l'enfant dans son contexte (familial, social…) et s'intéresser à ce qu'il est lui. Le professeur n'est pas forcément en mesure de le faire.D'autre part, j'assume parfaitement mon envie d'avoir une vie de famille, il me faut un métier qui me permette de concilier vie professionnelle et vie privée. Devenir psychologue scolaire signifie faire partie de la fonction publique, avec tout ce que ça implique : sécurité de l'emploi et horaires compatibles avec des obligations familiales.

Pour finir, aurais-tu des conseils à donner à ceux qui envisageraient ce parcours ?

Avant tout, de le savoir le plus tôt possible, pour anticiper les choses : licence de psycho, IUFM, enseignement. Avec le concours d'entrée à l'IUFM, le CRPE et le concours de psychologue scolaire, mieux vaut pouvoir se préparer à l'avance.Il faut aussi être très motivé et pouvoir se mettre dans la peau d'un enseignant. Mais heureusement, les stages en école permettent vite de se rendre compte si l'on est ou non capable de le faire. Finalement, c'est un métier qui est peu valorisé. On n'en parle pas en psychologie et peu à l'IUFM. Il n'existe pas de section spécialisée, il faut accepter d'avoir un parcours qui sorte des sentiers battus.
M.I.11.02.2008

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