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Interview : Dessinateur / Scénariste de BD

Dessinateur / Scénariste de BD

Il y a 4 ans, Thomas a atteint un objectif. Et pas des moindres : être dessinateur et scénariste de bande-dessinée. Son nom d'artiste ? Piratesourcil. Aujourd'hui, il a 29 ans et nous l'avons rencontré pour un petit conciliabule...

Comment a débuté l'aventure Piratesourcil ?

À la base, j'ai fait l'ESAAT (Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile à Roubaix, Ndlr) pour mon bac. Suite à cela, j'ai dû me poser la question de l'insertion professionnelle. Je savais que le domaine de l'art était un milieu difficile. Donc, j'ai regardé simplement là où j'aurais le plus de chances de trouver un travail. Ce que je voulais, c'était assurer mon avenir. Je me suis donc orienté vers un BTS NRC (Négociation et Relation Client) et j'ai travaillé plusieurs années en tant que commercial. Et puis au fur et à mesure, j'ai repris le dessin. En 2009, j'ai décidé en parallèle de mon travail salarié, d'ouvrir un blog et de publier des petites histoires illustrées. J'ai commencé à avoir 10 visites, puis 30, puis 100 et 1 000. Aujourd'hui le blog recense plus de 3 millions de visites ! Avoir un lectorat m'a donné l'envie et l'énergie de continuer.

En 2015, où en es-tu ?

J'ai plusieurs projets... Après la publication d'albums Piratesourcil, basée essentiellement sur le blog, j'ai travaillé sur la bande-dessinée Joueur du Grenier, dont le 4e opus est en préparation. Famille d'Enfer vient tout juste de sortir, c'est un album qui immerge le lecteur dans une famille... particulière. J'y ai développé une chronologie (chose qu'il n'y avait pas dans Piratesourcil) et on suit les personnages sur une année entière. Enfin, j'ai un dernier projet en préparation, où je ne suis que le scénariste. Je travaille en équipe avec un dessinateur hors-pair. Mais c'est top secret pour l'instant ! Et puis il y a toujours le blog, bien sûr.

Quel est le processus pour réaliser un album ?

Cela dépend des bandes-dessinées. Par exemple, pour Piratesourcil, je travaille sur le format 1 page = 1 gag. Il faut donc trouver une blague, la découper en cases et la faire rentrer sur une page. Après il y a le format qui met plus en avant l'histoire. Et le rythme de réalisation dépend aussi de l'éditeur. Il y a des maisons d'édition qui demandent la livraison de la totalité des planches en une seule fois, et d'autres qui demandent des planches au fur et à mesure. Cela leur permet de suivre de près le travail. En tout cas, je peux dire qu'en moyenne, une planche « classique » me demande 2 jours de travail. Mais certaines planches complexes peuvent demander une semaine !

Aujourd'hui, vis-tu de ton art ?

Pour le moment oui ! J'ai la chance d'avoir plusieurs BD. J'espère continuer dans cette voie, même si je sais que c'est un métier où se projeter n'est pas évident. On ne sait jamais de quoi sera fait demain.

Quel conseil donnerais-tu à un futur dessinateur BD ?

Parmi mes lecteurs, certains m'ont déjà posé cette question. Ce que je leur réponds souvent, c'est qu'il est important avant de se lancer, de prévoir une échappatoire, une roue de secours pour pouvoir retomber sur ses pattes si jamais ça ne marche pas. Et ça passe par une formation qui ouvre sur un métier sûr, un métier où on peut trouver du travail.

Vous ne connaissez pas l'humour décapant de Piratesourcil ? Pour le découvrir, cliquez ici ! piratesourcil.blogspot.fr/
Sa page Facebook : www.facebook.com/piratesourcil