Vous recherchez...

Interview : Moniteur éducateur (étudiant)

Moniteur éducateur (étudiant)

Avant toute chose, peux-tu nous décrire ton parcours ?

J'ai commencé par un BEP électrotechnique, puis j'ai enchaîné sur une première d'adaptation, jusqu'au Bac section Maintenance des Systèmes Mécaniques Automatisés. Mais je n'ai pas passé le Bac. J'ai fait une définition de projet professionnel qui m'a orienté vers le métier de moniteur éducateur. Je n'y avais jamais pensé avant, mais j'avais des prédispositions : j'étais investi dans la vie sociale du lycée, j'étais délégué… Je me suis donc dirigé vers cette formation.

Comment s'est déroulée ta formation ?

En cours, on apprend le cadre juridique par rapport au milieu. On a également des cours de psychologie, de philosophie, de médecine également. On s'initie aussi à certaines activités manuelles tout en essayant de voir quel sens pédagogique on peut leur donner. Bien sûr, durant la formation, on est confrontés à la réalité du travail d'un moniteur éducateur. On a 22 semaines de stage pratique et 9 semaine de stage de découverte, à la fois dans les domaines du handicap et des problèmes sociaux.

Quelles sont, selon toi, les qualités essentielles qu'un moniteur éducateur doit avoir ?

Déjà, il faut être stable au niveau de ses nerfs et ne pas avoir, soi-même, de problèmes personnels parce qu'on est confrontés à la misère humaine et au désespoir. Il ne faut pas non plus avoir peur d'être confronté à la violence. Un moniteur éducateur doit savoir être à l'écoute, mais il doit aussi savoir répondre… parce qu'écouter, c'est bien, mais il faut pouvoir renvoyer correctement la balle.

D'après tes expériences, quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?

Les avantages, c'est qu'on passe de bons moments avec les gens et qu'on voit parfois le travail que l'on fait porter ses fruits. A côté de ça, l'inconvénient majeur est de devoir faire face à la violence physique et morale. Il faut pouvoir rester solide et ne pas prendre les problèmes des gens sur soi. On fait de l'accompagnement plus que de l'aide, et c'est encore moins de la pitié.

Enfin, que dirais-tu à quelqu'un qui serait attiré par ce métier ?

De remballer sa fierté. On est en face de gens qui ont un vécu plus lourd que le nôtre. Il faut se mettre à leur place et se dire que l'on peut apprendre d'eux. Et puis, il est primordial d'être vrai dans ses rapports. Si vous êtes faux, d'une part ils vous le feront payer vite et cher, mais, surtout, l'accompagnement ne servira à rien.
M.I.07.07.08

Voir aussi

Offres d'emploi

Offres de formation