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Dossier : L'intérim

L'intérim

L'interim

L'intérim est, en droit du travail, lié au travail temporaire : les contrats en intérim sont des CDD courts qui répondent aux besoins ponctuels d'une entreprise.
C'est aussi 2 millions de personnes qui, durant l'année, ont occupé au moins une fois un emploi dans l'une des 6 500 agences réparties sur l'ensemble du territoire.
Les salariés intérimaires sont principalement envoyés en mission dans :
- l'industrie (43,7 %),
- le bâtiment et les travaux publics (20,8 %),
- le tertiaire (34,8 %).
Mais beaucoup d'autres secteurs sont représentés.
Les salariés intérimaires sont majoritairement des hommes, à hauteur de 72 %. 30,5 % de la population intérimaire a moins de 25 ans. Même s'ils ne représentent que 8 % des effectifs, les intérimaires de 50 ans et plus sont aujourd'hui en constante augmentation.

Pendant combien de temps ?

La durée moyenne des missions en intérim est de 2 semaines. Dans la restauration, les missions d'une journée sont fréquentes. Dans le bâtiment ou l'industrie automobile, elles sont par ailleurs un peu plus longue, le plus souvent, d'une durée d'un mois.
Pour près d'un tiers des intérimaires, la durée moyenne d'activité en intérim est supérieure à 10 mois dans une année. Il apparaît que l'intensité d'emploi dans l'intérim augmente avec l'ancienneté.

La réglementation.

Durant sa mission d'intérim, le salarié a les mêmes droits que les salariés de l'entreprise. De même, il peut bénéficier des équipements collectifs (cantine, tickets restaurant, parking, douches, vestiaires…). Les règles en vigueur lui sont également applicables, notamment en ce qui concerne la durée du travail, le travail de nuit, le repos hebdomadaire et les jours fériés.

Le salaire brut de l'intérimaire est égal à celui d'un employé de qualification équivalente. A ce revenu, il se verra ajouter les primes de fin de contrat (10 % de la rémunération totale brute perçue) et les indemnités de congés payés (10 %).

Le travail en intérim implique la signature de 2 contrats pour chaque mission :
- un contrat de mise à disposition, conclu entre l'entreprise de travail temporaire et l'entreprise cliente ;
- un contrat de mission, conclu entre l'entreprise de travail temporaire et le salarié.

Un contrat de travail temporaire ne peut généralement pas excéder 18 mois pour un même poste, renouvellement compris.
Comme dans tout contrat de travail, une période d'essai peut être imposée, mais elle ne peut excéder :

  • deux jours ouvrés pour un contrat inférieur ou égal à un mois
  • trois jours ouvrés pour un contrat d'une durée d'un à deux mois
  • cinq jours au-delà de deux mois.

Gare aux idées reçues !

Le monde de l'intérim s'ouvre à des nouveaux publics : les jeunes et les cadres.Si l'intérim reste souvent associé à la notion d'instabilité, il peut néanmoins ouvrir la porte de l'entreprise aux jeunes comme aux chômeurs de longue durée.

En effet, la moitié des intérimaires de moins de 25 ans, n'avaient aucune expérience professionnelle significative au moment de leur entrée dans l'intérim. Pour les jeunes, c'est le moyen d'accéder à la vie active, de découvrir le monde du travail et d'acquérir une première expérience professionnelle. Ainsi, les étudiants représentent 31 % des nouveaux intérimaires.De plus, le travail temporaire est une piste à ne pas négliger lorsqu'on est à la recherche d'un petit boulot le soir, le week-end ou encore durant les vacances scolaires.

Enfin, fragilisés par la crise, 45 % des cadres ont, aujourd'hui, déjà postulé en intérim. Les cadres intermédiaires sont 73 % à estimer que c'est un bon moyen d'accéder à l'emploi. Au niveau des secteurs d'activité, l'industrie et le secteur des services arrivent en tête. Ils représentent respectivement 39 % et 30 % des effectifs des cadres intérimaires.

L'intérim post crise

L'intérim est souvent considéré comme un indicateur de l'évolution du marché du travail.Ainsi, le nombre d'emplois intérimaires a atteint 553 600 postes en janvier dernier, soit une hausse de 8 % sur un an. Le seul mois de janvier a connu une hausse de 2 200 postes (+0,4 %).
Cet légère envolée concerne surtout quatre secteurs d'activités : l'industrie automobile qui cherche des opérateurs en ligne, le secteur médical qui a besoin d'aides-soignantes ou d'infirmières, mais aussi l'hôtellerie-restauration, en demande de serveurs ,et les services aux entreprises en quête d'employés polyvalents.

Malgré la crise, l'intérim peut être un bon tremplin pour accéder à l'emploi. C'est ce qui résulte de l'étude « Trajectoire et devenir de 5 000 intérimaires, mars 2009-décembre 2010 », présentée par le Prisme (Professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi) et l'Observatoire des métiers et de l'emploi (OME). Elle montre en effet que 35 % des personnes intérimaires sondées ont trouvé un CDI et 24 % ont décroché un CDD suite à une mission d'intérim.