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Dossier : S'engager dans l'humanitaire

S'engager dans l'humanitaire

Vous souhaitez aider les populations dans le besoin ou participer à la reconstruction d'un pays et vous aimez voyager. L4M vous éclaire sur les moyens de participer à des actions humanitaires.

S'engager dans l'Humanitaire !

Aujourd'hui de nombreux jeunes sont attirés par les métiers de l'humanitaire. Médical, ressources humaines, budget, logistique, l'humanitaire a explosé depuis quelques années. Toutefois, au-delà des idées reçues, on ne s'engage pas dans ce secteur par envie de voyage ou par rêve. Plus que de la bonne volonté et des bras, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) recherchent des compétences spécifiques. Pas moins de 400 à 500 CV arrivent chaque mois au siège des différentes structures.

Seule une vingtaine de personnes sera au final convoquée pour un entretien. Expérience professionnelle, bac +4, +5 comprenant des formations multiples et une connaissance de l'humanitaire constituent la voie royale pour les ONG.

Une fois le rendez-vous décroché, il vous faudra encore prouver votre motivation et réussir les nombreuses épreuves de recrutement. Test de personnalité, connaissances professionnelles, examens rédactionnels, entretiens d'embauche et essais en anglais permettent de faire un choix dans les candidatures. Beaucoup de postulants s'accordent d'ailleurs à dire que la sélection est aussi sévère voire plus strict que pour une entreprise classique.

Sur le terrain !

Vous venez de signer un contrat pour une mission et vous partez pour plusieurs mois dans un pays inconnu. Sachez que la réalité du terrain est souvent loin de la conception que vous avez pu vous en faire. Vous serez confronté à de nombreuses situations : conflit, misère, pauvreté. Plus que la mission pour laquelle vous avez été engagés, vous devrez très souvent vous charger des questions d'organisations et de techniques. Par exemple, une infirmière devra en plus des soins s'occuper de la distribution et de la diffusion des cartons de médicaments dans les villages.

Côté pratique, à la place de la tente, idée couramment répandue, vous habiterez dans des logements décents. Les chambres sont réparties suivant le niveau de qualifications et le poste occupé. Il vous faudra alors bien souvent cohabiter. Enfin, sachez que certaines organisations n'hésitent pas à faire monter les enchères pour débaucher un profil intéressant. Logement, salaire, postes proposés… toutes les conditions de votre séjour sont passées en revue. Dans tous les cas, ne vous précipitez pas sur la première tâche offerte. Prenez le temps de réfléchir et d'en connaître les avantages et les inconvénients.

Des contrats et des formations spécifiques

Bien plus que médecins, chirurgiens ou professeurs, l'humanitaire s'adresse à tous les métiers ou presque. Des contrats et des formations propres à ce secteur d'activité existent même. Les métiers de logisticiens ou fundraiser (administrateurs de fond) constituent deux exemples types. En revanche, il n'existe pas de diplômes spécifiques à l'humanitaire mais quelques formations sont bien reconnues par les ONG. L'institut BIOFORCE est un des seuls lieux en France qui propose un cursus très pratique. L'école conçoit des projets dans la solidarité et forme aux métiers de logisticiens et d'administrateurs de réseaux. Vous y trouverez également un brevet de technicien en eau et sanitaire en solidarité internationale (TESSI). Pour BIOFORCE, il s'agit de créer des synergies entre l'assistance humanitaire et l'économie locale. Autre cursus, l'école de commerce lyonnaise 3A ou encore l'IFAID Aquitaine. Ce dernier délivre un titre de coordonnateur de programme de développement. Les cours couvrent les domaines de la santé, de l'économie et du social. Tout comme l'institut BIOFORCE, l'IFAID donne aux professionnels des moyens d'intervenir en intégrant des compétences locales et non en se substituant à elles.

Pour ceux qui n'ont pas suivi de cursus spécifiques, l'entraide peut s'effectuer volontairement. Vous savez certainement que les différentes ONG font souvent appels à des bénévoles pour leurs missions. Non rémunérés, ces jeunes peuvent toutefois recevoir une indemnité et être logé. « Ce volontariat d'ordre humanitaire » s'exerce cependant sous certaines conditions. Un contrat d'engagement signé par une association ou une ONG reconnue par le ministère des affaires étrangères vous évitera certaines surprises et désagréments. Le document doit stipuler qu'il s'agit « d'une mission d'intérêt général » réalisée dans un pays non industrialisé et pour une durée de 1 à 6 ans. Avant de partir, vérifiez que vous êtes couverts en cas d'accident ou de maladie et que vous pouvez être rapatrié à tout moment.

Enfin, volontaire n'est pas synonyme de gratuité. Une indemnité mensuelle comprise entre 1 100 € et 2 900 € nets par mois, suivant les pays et exempt de toutes charges sociales et impôts sur le revenu, pourra vous être versée. Ce salaire ne prend pas en compte votre niveau d'étude ou votre expérience professionnelle.

Le volontariat de coopération internationale

Aujourd'hui, l'humanitaire prend plusieurs formes. « Le Volontariat de Coopération Internationale » s'adresse aux jeunes de 18 à 28 ans qui se destinent à une carrière internationale. Partir travailler en entreprise ou en administration dans un pays inconnu est un excellent moyen d'ouverture d'esprit et d'apprentissage d'une culture et d'une langue étrangère. C'est ce que propose le Volontariat Internationale en Entreprise (VIE) ou en Administration (VIA). Selon un sondage UBI France réalisé en 2005, sur 247 personnes ayant effectué un VIE ou un VIA, 7 jeunes sur 10 ont intégré l'entreprise dans laquelle ils avaient travaillé.

Service volontaire européen

Plus près de chez soi, les 18-25 ans ont la possibilité d'effectuer des missions d'intérêt général (culture, social, environnement…) pendant 6 à 12 mois. Ce service volontaire européen permet de se former et d'acquérir une expérience dans de nombreux domaines. A noter cependant, que vous n'êtes pas rémunérés. Et si aucun diplôme n'est demandé, les associations portent une attention très particulière à la motivation.

Volontariat civil de cohésion sociale et de solidarité

Enfin, pour ceux qui ne se sentent pas l'âme de partir à l'autre bout du monde, il est possible d'aider les autres à partir de France. Depuis 6 ans, les jeunes de 18 à 28 ans peuvent se consacrer à temps plein à une association. Seules conditions : - S'engager pour une mission de solidarité ou d'intérêt général,- Ne pas excéder trois ans.

Une couverture sociale, une formation, un tutorat ainsi qu'un salaire mensuel de 610 € viennent ponctuer ce volontariat.

Petits sites utiles www.civiweb.com
www.bioforce.asso.fr
www.ifaid.org

S.L