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Dossier : Les métiers dangereux

Les métiers dangereux

Etablir un classement des métiers les plus dangereux du monde est moins simple qu'il n'y paraît. Certains ont des taux de mortalité élevés, d'autres se démarquent par la quantité de blessures graves qu'ils infligent aux travailleurs; certains peuvent tuer soudainement, alors que d'autres le font à petit feu. Ainsi, le simple fait d'appartenir à certains corps de métiers augmente considérablement le risque de mortalité.

On retrouve bien évidemment en tête des métiers à haut risque l'ensemble des professions liées à la sécurité intérieure. Qu'ils soient officiers de police, pompiers, agents des douanes, militaires ou encore gendarmes, aucune des missions auxquelles ils prennent part ne peut être considérée sans risques. Chaque année, près de 5 000 policiers sont blessés en service. De la même manière, une douzaine de gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions l'année dernière en France.

Les correspondants de guerre et les grands reporters sont des journalistes de terrain. A ce titre, ils sont fréquemment amenés à se rendre à l'étranger, y compris dans des zones à haut risque. Comme l'indique l'organisme Reporters sans Frontières, « quand les ressortissants étrangers, les diplomates, les civils et les organismes humanitaires fuient à cause du danger, les journalistes entrent ! » Ainsi, plus d'une douzaine de journalistes ont d'ores et déjà perdu la vie depuis le début de l'année alors qu'ils couvraient un conflit dans une zone à risque.

Si on devait classer les métiers les plus dangereux, le métier de démineur se trouverait forcément en bonne place. En effet, le démineur est l'une des personnes les plus proches des explosifs en tous genres (TNT, dynamite, grenade, mine antipersonnel…). Même s'ils ne sont pas véritablement des soldats, le danger est permanent. En effet, avant de les désamorcer, ils manipulent des engins explosifs, y compris des bombes artisanales, qui tuent ou estropient des dizaines de milliers de personnes chaque année.

Les cascadeurs défient constamment le danger. Véritables personnages de l'ombre, ils affrontent les dangers à la place de l'acteur au cinéma ou à la télévision et double chacune de ses cascades. Même si chaque séquence de cascade est minutieusement préparée afin de ne rien laisser au hasard et de garantir la sécurité de l'ensemble des personnes présentes sur le tournage, il arrive parfois que les choses ne se passent pas comme prévu. Les décès restent plutôt rares chez les cascadeurs mais les blessures, souvent graves, sont extrêmement fréquentes. Beaucoup de brûlures et d'os cassés en perspective !

Les risques liés à l'environnement de travail

On considère notamment que la Grande Faucheuse s'abat très régulièrement sur les conducteurs de poids lourds. En effet, en restant assis pendant de longues heures au volant, ils ne sont pas à l'abri d'un assoupissement. Pourtant, sur la route, le moindre défaut d'attention peut avoir des conséquences véritablement dramatiques. Ils ont ainsi cinq fois plus de chances de perdre la vie dans l'exercice de leurs fonctions que n'importe quel autre salarié !

Chaque année, selon l'Organisation Internationale du Travail, 24 000 marins-pécheurs perdent la vie partout dans le monde. En 2008, le ministre de la pêche, Michel Barnier, avait d'ailleurs déclaré que c'était « le plus dangereux de tous les métiers avec un mort en mer pour mille pêcheurs et 10 % d'accidents de travail.» En effet, même si tous les bateaux sont maintenant équipés de systèmes de détresse, les mauvaises conditions météorologiques empêchent fréquemment les secours d'intervenir rapidement et rendent complètement inutiles les gilets et les canots de sauvetage.

Les risques d'accidents sont également très importants chez les bûcherons puisqu'ils risquent de mourir écrasés sous un arbre de plusieurs tonnes en cas de chute incontrôlée pendant la coupe ou à cause d'un bris de câble au cours du chargement des billots. De la même manière, ils sont amenés à manipuler des machines aussi lourdes que dangereuses. D'ailleurs, pour les grimpeurs-élagueurs, le danger vient aussi bien de la hauteur à laquelle ils travaillent que des outils qu'ils utilisent.

De la même manière, le couvreur évolue dans un environnement très haut perché. Le moindre faux pas peut donc lui être fatal. En effet, il est amené à travailler à plusieurs dizaines de mètres de haut. Pas facile donc de garder l'équilibre par grand vent ! L'environnement de travail du couvreur n'est pas seulement dangereux, il est également sournois : en effet, par beau temps, la peau du soleil est fortement exposée aux rayons du soleil. Ainsi, de nombreux couvreurs développent un cancer de la peau après plusieurs années de carrière.