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Interview : Professeur des écoles

Professeur des écoles

Caroline Piskorski (38 ans)

Quelle formation avez-vous effectuée pour être diplômée professeur des écoles ?

Ma formation était très à part, car j'ai suivi mes études durant la réforme. C'était une année test, de transition avec une formation quelque peu « improvisée ». En effet, après avoir passé le Bac littéraire, j'ai passé le concours de l'Ecole Normale d'instituteurs qui se faisait en trois ans. Cependant, je n'ai suivi qu'une année car la réforme nous orientait ensuite vers deux années de Deug. J'ai donc obtenu un Deug de Lettres Modernes, en alternant avec des stages pratiques à l'Ecole Normale. Puis, souhaitant être reconnue « professeur des écoles », j'ai passé le concours académique de professeur des écoles en 2002.

Durant votre formation, quels stages avez-vous effectués ?

J'ai eu une dizaine de stages de trois semaines au sein d'écoles maternelles et primaires. Ces stages étaient très importants car ils m'ont permis de découvrir le métier sur le terrain. J'ai effectué des stages d'observation et des stages sous tutelle. Ces derniers m'ont permis de me rendre compte de chaque activité puisque j'étais quasiment « lâchée » dans la classe pendant trois semaines. J'étais conseillée mais je peux dire que j'ai vraiment appris sur le tas. Dès le départ, je devais être capable d'organiser ma classe et de gérer les élèves.

Sur quels postes avez-vous déjà exercé ?

Comme je fais des remplacements, j'ai travaillé dans plusieurs écoles. J'ai eu une affectation notamment pendant un an, en maternité, à l'école Mohen de Douai.

Pouvez-vous me décrire votre journée type ?

Les activités sont différentes si j'ai une classe de maternelle ou de primaire. Pour les petits, la journée commence par la préparation des cours, l'accueil et le regroupement des enfants. Puis nous débutons par l'exercice de jeux ludiques et des ateliers, à dominante mathématiques ou langues (graphique, orale ou écrite). Les ateliers durent environ une vingtaine de minutes pour permettre la concentration et l'éveil des petits. L'après-midi (de 13 h 30 à 15 h 00), pendant la sieste des petits, chaque « instit » décloisonne ses activités pour enseigner aux moyens et aux grands. Enfin, la journée se termine avec un atelier, un goûter, une récréation et un regroupement avant l'arrivée des parents.

L'envie d'enseigner était-elle une réelle vocation ?

Au départ, je souhaitais devenir professeur d'anglais mais il est vrai que j'ai toujours eu l'envie d'enseigner. C'est un métier vraiment captivant et motivant car nous apportons directement un savoir aux enfants.

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?

L'avantage est d'avoir des horaires souples car nous n'enseignons que 27 heures par semaine. Cependant, c'est un travail assez stressant car étant titulaire mobile, je ne sais jamais où je serai affectée, il y a toujours une certaine appréhension. Moralement, je ne suis jamais en vacances car la moindre activité rappelle mon travail. Après la classe, il n'est pas évident de se couper si facilement des élèves.

Quelles sont les qualités requises pour pouvoir devenir professeur des écoles ?

Il faut bien évidemment de la patience et être très pédagogue. Il faut s'adapter aux élèves et à l'équipe pédagogique, être dynamique, motivant, enthousiaste et énergique afin d'éveiller chaque enfant.

Quels conseils pourriez-vous donner à un étudiant qui envisagerait de suivre votre voie ?

Soyez polyvalent ! En effet, il n'est pas toujours évident de maîtriser l'enseignement de chaque matière. Il n'est pas rare de devoir par exemple enseigner la musique ou les arts plastiques !

Quelles sont vos perspectives d'avenir ?

A la rentrée, j'ai postulé pour avoir un poste fixe. J'ai de plus en plus besoin d'avoir une stabilité professionnelle pour recadrer mes activités. Par conséquent, dès septembre 2004, j'exercerai mes fonctions à l'école primaire Jacques-Prévert de Rœux.
M.H.K.

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