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Dossier : Des créations d'entreprises moins risquées ?

Des créations d'entreprises moins risquées ?

Des formes d'entrepreneuriat moins risquées ?

Il y a mille bonnes raisons pour entreprendre, devenir son propre patron et celui de salariés. Mais il y a mille autres raisons à ne pas le faire. Question d'idée, de tempérament ou simplement de temps ou d'argent... Cependant, chaque année, plus de 200 000 entreprises prennent leur envol en France. Parmi ces créations, certaines reposent sur des fonctionnements qui semblent moins à risque que l'entrepreneuriat indépendant.

La reprise d'activité

Elle nécessite d'être bien entouré que ce soit par un conseiller financier, un expert en droit ou en comptabilité, ou autre. L'objectif étant de ne pas manquer la base du travail.

De nombreux consultants proposent également leur aide, pour orienter les recherches et trouver les bonnes offres de cession. Demander des références sur le consultant et contacter quelques-uns de ses anciens clients pour mesurer l'aide effectivement apportée peut permettre de bien choisir la personne.

Le repreneur n'a généralement pas une idée précise de l'activité qu'il souhaite exercer, c'est d'ailleurs pour cela qu'il se penche vers la reprise plutôt que la création d'entreprise. Il doit cependant savoir s'interroger sur ses compétences et capacités pour enfin choisir une activité idoine.

Garder le cédant dans son effectif peut être un sérieux atout. Certains contrats spécifiques permettent de garder l'ancien propriétaire parmi les cadres de l'entreprise. Ses connaissances peuvent s'avérer de précieux conseils. Cependant, gare aux conflits d'intérêts.

La franchise

La franchise permet à bien des égard de s'appuyer sur un concept qui fonctionne nationalement ou internationalement, tout en profitant d'une communication de grande échelle, et en bénéficiant des tarifs avantageux d'une centrale d'achat. Cela permet de ne pas être seul face aux problèmes qui peuvent survenir.

En théorie, le concept est accessible à tous. Pour autant, il faut être très motivé pour réussir avec une franchise. Il ne faut pas perdre de vue que l'on parle de créer son entreprise et de la gérer au quotidien, avec risque de dépôt de bilan si elle n'est pas viable.

Pourtant, la différence avec une création d'entreprise classique est notable et demande de s'adapter avec l'état d'esprit du réseau de franchise. Il faut être suffisamment indépendant pour ne pas demander d'aide sans cesse à la tête de réseau tout en se fondant dans l'image que la marque impose.

Se lancer comme franchisé plutôt qu'en indépendant coûte beaucoup d'argent au départ suivant la taille du réseau. Ce coût comprend l'utilisation de la marque et l'accès au réseau. Cela prend la plupart du temps la forme de droits d'entrée puis de royalties, fixes ou variables, tout au long de l'exploitation. Pour travailler comme franchisé il faut compter un minimum de 20 000 euros à verser au réseau.

Faire appel à une société de portage

Le portage salarial est un bon moyen pour valider son idée d'entreprise sans risque et sans frais. Il s'agit d'un mode d'organisation qui permet au travailleur de développer son activité en tant que salarié d'une entreprise organisée pour gérer l'autonomie des professionnels qui la rejoignent. Notamment pour ceux qui sont rebutés par les tâches administratives puisque la société de portage prend en charge toute la facturation, moyennant une commission.

De plus, la société de portage propose parfois un encadrement ainsi que des formations et une aide à la prospection commerciale. Une structure qui peut être rassurante pour des premiers pas et qui peut permettre de se constituer un carnet d'adresses avant de se lancer. En outre, pour des indépendants sans mise de départ, la société de portage permet de disposer d'un secrétariat, d'une adresse physique et de cartes de visite ou plaquettes commerciales à en-tête. Sans compter, et c'est là son principal avantage, que le portage assure désormais un statut de salarié sans ambiguïté, ce qui permet de conserver une protection sociale maximale.

Une formation pour se tester

Pour toucher du doigt la complexité de la reprise d'entreprise, rien de tel qu'une formation, telle que celle dispensée par les Chambres de commerce et d'industrie. Cette formation dure une semaine et fait intervenir des spécialistes juridiques, comptables, financiers, en stratégie, etc. L'occasion de tester sa motivation, de réfléchir sur son projet et de poser toutes les questions restées en suspens jusque-là.

Les aides venant de la région

La mutualisation des ressources pour faciliter le parcours de création d'entreprise a été au cœur des actions menées ces dernières années par toutes les régions de France. Dans le Nord-Pas de Calais, le dispositif mutualisé "Je crée en Nord-Pas de Calais" permet d'accueillir tous les porteurs de projets : ils bénéficient d'une heure gratuite d'accueil et d'orientation vers la structure la plus adaptée : CCI, Chambre des métiers, boutique de gestion... En terme d'aides directes, la région prépare un contrat de création pour mars.

Pour les demandeurs d'emploi, la région donne jusqu'à 2 000 euros (dossier traité par les plates-formes d'initiatives locales). Pour l'aide à l'embauche : subvention forfaitaire de 15 500 € pour 3 à 5 créations d'emploi, à 23 000 € pour plus de 5 créations d'emploi. Conditions : entreprise industrielle, de fabrication ou innovante avec 3 créations d'emploi minimum en 3 ans et un investissement mini de 23 000 € sur 3 ans.