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Dossier : De l'imprimé à l'écran, l'industrie de la presse en péril ?

21 avril

Génération addicte aux nouvelles technologies, on a tendance à délaisser les médias plus classiques. Ainsi une grande question se pose : que va-t-il se passer si les écrans remplacent les imprimés ?

De l'imprimé à l'écran, l'industrie de la presse en péril ?

Que deviendra cette scène emblématique du grand-père prenant son café, le journal à la main ? Va-t-il un jour abandonner son précieux papier au profit de ces E-books, sites d'actu en ligne, et autres réseaux sociaux ? Peut-être n'aura-t-il même pas le choix, car cette tendance à numériser les supports papiers se systématise. À tel point, que tous les journaux et les magazines ont désormais en complément de leurs éditions imprimées, une page sur la toile. Et parfois même, comme c'est le cas de  France soir et de La Tribune l'abandonne complètement. Avantage, on aura plus de place et moins de poussière sur nos étagères ! Mais passé cet aspect pratique, le numérique s'avère jouer un rôle néfaste sur les emplois liés directement ou indirectement à la presse.

DES MÉTIERS EN VOIE D'EXTINCTION

Malgré une possible adaptation de certains emplois à ces nouveaux supports numériques, d'autres vont inévitablement disparaître. Car avant d'atterrir dans vos mains, chers lecteurs, les titres parcourent un long chemin, et permettent le fonctionnement de tout un secteur d'activité.

Afin de saisir l'impact de la dématérialisation de la presse dans toute sa globalité, retraçons le processus de création de vos titres préférés.

D'abord, l'imprimerie. C'est ici que les titres voient le jour. C'est un secteur qui à l'origine est fortement lié à l'édition. Mais du fait de la numérisation, ces liens se distendent, et si la diffusion de ces produits de l'imprimerie ne cesse de s'éroder selon l'Autorité de Régulation des Communication Électroniques, des postes et de la distribution de la Presse (ARCEP), cette activité disparaitra.

Après leurs impressions, les supports papiers sont réceptionnés par des messageries. Leur rôle consiste à trier et répartir les titres dans les réseaux des dépositaires qui à leur tour les conduisent vers les kiosques ou maisons de la presse. Conséquence logique, la diminution de l'impression et de la vente des titres se répercute sur l'activité des messageries. La baisse structurelle des ventes de presse, toutes filières confondues a engendré de sévères répercussions sur l'activité de l'entreprise MLP (messagerie lyonnaise de presse). 

Continuons avec la troisième étape, l'arrivée chez les dépositaires. Ils assurent la livraison des journaux qui leurs ont été confiés par la messagerie dans les points de vente de détail de presse. Manifestement, cette activité n'existe que par le maintien des ventes de titres papiers.

Au bout de cette chaine, on trouve votre kiosque habituel, là où seront vendus les titres. Eux, non plus n'échappent à cette crise.

ET POUR LES JOURNALISTES, ÇA CHANGE QUOI ?

Le journaliste trouve les informations, les développe, les analyse minutieusement pour en faire un article pertinent. C'est ce qui, classiquement distingue sa production d'une simple dépêche. S'il peut a priori adapter son activité à ces nouveaux médias, elle devra faire face à une concurrence redoutable dans le monde virtuel. Internet est qualifié de média hyper-réactif car ce support permet de diffuser instantanément les informations. À l'heure des réseaux sociaux et des fakenews, si le journalisme veut conserver sa raison d'être, il devra redoubler d'effort quant à la qualité de ses rédactions. 

De l'imprimé à l'écran, l'industrie de la presse en péril ?