Interview : Jérôme, Pilote de drone

Jérôme, Pilote de drone

Jérôme, vous avez votre propre structure. Pouvez-vous présenter Altitudes Drones en quelques mots ? 

Altitude Drones est une entreprise d'imagerie aérienne par drones qui a commencé son activité le 1er juin 2018. 

 

Dans quelles circonstances intervenez-vous ?  

J'interviens dans pas mal de domaines : inspection, architecture, observation, orthophotographie, photogrammetrie (vue en 3D d'un bâtiment par exemple, à partir de photos géoréferencées), suivi de chantier, immobilier, expertise visuelle, urbanisme, agriculture, archéologie, assurance, sécurité... et la liste peut encore être longue car à ce jour on peut penser que chaque corps de métier peut avoir besoin de cet outil merveilleux. En effet, le drone peut être un engin volant, navigant et plongeant (lac, rivière, mer, etc.) mais aussi roulant (il existe un drone en forme de sphère qui s'adapte en taille au diamètre de tuyaux pour faire de l'inspection de pipeline !).

 

Les restrictions administratives sont-elles difficiles à gérer ? 

Pour ce qui est des restrictions administratives : elles sont nombreuses mais relativement faciles à gérer si on demande gentiment ! Les télépilotes de drones sont soumis aux mêmes règles que les pilotes d'avion et doivent se soumettre aux « règles de l'air » (le code de la route mais dans les airs). De plus, il existe 4 scénarii de vol possible et les conditions sont très différentes, en fonction de la zone, de la distance au sol, de la présence d’habitants ou non…

 

Comment devient-on pilote de drones ? 

La formation drone est axée sur le pilotage manuel pour la prise de vue de vidéo aérienne et photographie.

Côté formation, la réglementation précise que tous les télépilotes ont l’obligation de suivre une formation théorique et d’obtenir une Déclaration de niveau de compétence (DNC). Cette dernière est délivrée sous la responsabilité de l’opérateur qui atteste de leurs compétences pratiques. De plus la DGAC (Direction générale de l'aviation civile, dont nous, professionnels, dépendons) fait passer un examen de télépilote de drone depuis le 1er juillet 2018, auparavant un brevet théorique de pilote ULM était demandé !

 

Vous recrutez ? L’entretien d’embauche se passe comment ? 

Comme j'aimerais recruter ! Cela voudrait dire que je croule sous les missions...  Malheureusement,  il n'en est rien : en effet l'entreprise ayant commencé son activité le 1er juin les missions ne se sont pas bousculées pendant les mois d'été ! Mais j'en ai profité pour faire des missions pour étoffer mon Book et ainsi lors du démarchage auprès des futurs clients, montrer diverses vidéos ou photos réalisées à l'aide de mon matériel.

Du coup : pas d'entretien !

 

Quelles sont les qualités indispensables pour exercer cette profession ? 

Comme le dit l'adage : un motard prudent est un motard vivant ! Chez les télépilotes c'est la même chose...  La première des qualités est de suivre à la lettre les recommandations de sécurité !  Ensuite être un bon pilote ne s'improvise pas mais s’acquiert en volant. Si possible, tous les jours pour ainsi obtenir des automatismes de réactions de sécurité en cas de problème. N'oublions pas que nous travaillons avec un aéronef circulant sans personne à bord, mais qu'il peut tout de même y avoir des personnes en dessous (même si c'est d'ailleurs interdit ... mais parfois si le matériel ne répond plus, il peut partir n'importe où et c'est le crash assuré).

De plus, on peut être le meilleur pilote du monde, si on ne sait pas filmer ou prendre de photos ça me paraît difficile ! Je suis moi-même avant tout photographe de formation de j'exerce depuis près de 25 ans : du coup je n'ai eu « qu'à apprendre à piloter ».

J'ai effectué ma formation chez DRONEOPALE (Eddie Jouan) à Tournehem sur la Hem à quelques kilomètres de Calais. 

 

Diriez-vous que c’est un métier d’avenir ? 

Oui bien évidemment c'est un métier d'avenir ! Les débouchés sont si nombreux ... Malheureusement il n'y a et n'y aura pas de la place pour tout le monde. J'en veux pour preuve, le nombre d'exploitants qui ne cesse d'augmenter : en 2013 pour la France entière, il y avait une dizaine d'exploitants. Au 1er juillet 2018, nous sommes environ 7 300 sur le territoire français, outre-mer inclus. 

 

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaiterait devenir Pilote de drone ? 

De ne pas le faire ! Ça ferait encore un concurrent de plus ! Je plaisante bien-sûr... Il faut à mon avis choisir une spécialité et s'y tenir. D'ailleurs, la Fac du littoral dispense une licence pro Aléas Naturels et Gestion de l’Espace Urbanisé à Calais.

Le pilotage de drone fait partie du cursus de cette licence.

 

Vous souhaitez en savoir plus? Contactez Jérôme via sa page Facebook : 

Page Facebook : https://www.facebook.com/AltitudeDrones5962

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