Actualité : L’entreprise éphémère Buzz and job révolutionne la recherche d’emploi

L’entreprise éphémère Buzz and job révolutionne la recherche d’emploi

Cette initiative originale vient du cabinet de ressources humaines villeneuvois BPI, en partenariat avec Pôle Emploi, Cap Emploi et les Missions locales. Le principe est simple :

Dans cette entreprise presque comme les autres, 45 volontaires à la recherche active d’emploi s’associent, sans qu’il y ait de statut légal, pendant 6 semaines pour collecter ensemble un maximum d’offres d’emploi et convaincre leurs futurs employeurs.

Concrètement, il s’agit de recenser toutes les offres existantes, sur Internet, dans les forums, mais aussi en appelant directement les entreprises, avec l’espoir de les rencontrer. Les candidats bénéficient alors de moyens comme de la simulation d’entretien ainsi que de cartes de visite, avec le logo de Buzz and job.

« On leur demande d’oublier le mot « demandeur d’emploi », explique Richard Plumel, du cabinet BPI. En général, dans leurs démarches, ils s’adressent de manière individuelle aux entreprises, en étant un peu gauches. Là, c’est un groupe de personnes extrêmement motivées. »

Issus de tous les secteurs d’activité, du CAP à bac + 5, les associés sont intégrés à un service (Web, ressources humaines, plateforme téléphonique…) dont la mission est bien définie, sur la base des compétences et du projet de chacun.

« Parfois, des gens qui n’ont jamais fait de centre d’appels se découvrent une vocation. Souvent, les gens en ont marre d’être seuls devant leur ordinateur. Le matin, ils arrivent, ils retrouvent leurs collègues. Tout le monde se tutoie. C’est une belle aventure humaine qui leur permet de sortir de leur isolement. » explique Richard Plumel.

Cette « entreprise » n’en est pas à son coup d’essai puisque c’est la septième édition en France. Elle avait déjà été organisée à Roubaix, avec un bilan très positif précise Richard Plumel : « En moyenne, un tiers des personnes trouvent du travail durant les six semaines. On fait un suivi à trois mois. Au bout de six mois, 50 % ont retrouvé un emploi. »

Il attribue notamment ces chiffres très encourageants à la préparation et à la simulation proposées, qui permettent au candidat de « gagner de la confiance » : « J’ai vu des personnes changer en six semaines. On sème les graines, et ensuite on récolte. »

Dans tous les cas, « c’est une expérience à valoriser sur un CV » car « les recruteurs ont besoin d’être rassurés ».