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Dossier : La fuite des diplômés

La fuite des diplômés

La fuite des diplômés.

Le nombre de candidats contraint d'aller chercher du travail à l'étranger ne cesse d'augmenter en France. On estime à 2,3 millions le nombre de Français vivant à l'étranger.
Symptôme d'une moindre attractivité du territoire français, rien, ni les salaires, ni les conditions de travail, ni les perspectives de carrière, ni le climat relationnel, ne les a retenus ici.

Un phénomène qui n'est pas récent.

Les jeunes diplômés français rêvent de plus en plus massivement de travailler à l'étranger pour valoriser leur carrière.
La migration massive de citoyens hautement qualifiés vers d'autres lieux peut avoir des conséquences importantes sur le pays d'origine. En effet, sans une main-d'œuvre qualifiée, il est difficile pour un pays de se développer et de prospérer. Ce phénomène est appelé la « fuite des cerveaux ».
Le départ de jeunes diplômés, de cadres ou d'entrepreneurs français à l'étranger n'est un atout pour la France que si ces derniers reviennent en France ou travaillent pour des entreprises françaises.
Le pourcentage de carde ou professions dites intellectuelles dans les communautés françaises à l'étranger est de 31 %.

Les raisons.

Principales raisons évoquées : la recherche de nouvelles opportunités, de meilleures conditions de vie ainsi que le manque cruel de débouchés en France.

Officiellement, les entreprises, n'auraient pas les moyens de payer les candidats selon leurs diplômes. Les Français sont de plus en plus nombreux à se voir refuser un poste car ils sont trop diplômés ou trop qualifiés. Derrière ce débat, il y a le problème sous-jacent de la place accordée en France aux plus hauts diplômés et à l'orientation de la recherche.
Au contraire les entreprises américaines et canadiennes poursuivent leurs recrutements. Les universités d'outre-Atlantique sont un des plus gros employeurs des jeunes chercheurs français, grâce à la National Science Foundation, un grand organisme public américain. Quatre cent mille ingénieurs et scientifiques français travaillent aux Etats-Unis. Cette fuite des cerveaux est inquiétante, non que la France ait besoin de ces gens (elle ne les emploie pas), mais elle les a formé pendant 20 ans, et cela coûte cher.

Toutes les indications recueillies montrent qu'en dépit des mesures prises par les pouvoirs publics depuis trois ans, l'exode de cadres et de créateurs d'entreprise, loin d'avoir cessée, s'est accélérée.

L'eldorado des diplômés.

L'intérêt croissant des jeunes cadres et des entrepreneurs français pour l'expatriation a profité aux Etats-Unis et à l'Angleterre (près de 12 000 de nos compatriotes s'y expatrient chaque année) plus qu'à d'autres pays.
Ils sont, en effet, nombreux à avoir cédé à l'appel du rêve américain, à l'invitation des cousins francophones du Québec ou à l'attrait des grands espaces australiens.
Dès les années 70-80, une première vague avait ouvert la voie. Des entrepreneurs français s'étaient, à l'époque, implantés en Californie pour participer à la naissance de la micro-informatique, y trouvant par la même occasion, un dynamisme et des opportunités qui n'existaient pas en France.
La Californie donne accès à une concentration de ressources humaines, technologiques et financières unique au monde. La Silicon Valley accueille notamment 20 % de l'industrie mondiale des nouvelles technologies.

Mais la France reste l'un des pays européens les moins concernés, si l'on compare avec les Britanniques, les Allemands ou surtout les 30 % d'Irlandais qui partent dans d'autres pays.