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Dossier : Les concours de l'enseignement

Les concours de l'enseignement

Les concours de l'enseignement

Après toutes ces années sur les bancs de l'école, il vous prend l'envie de passer de l'autre côté des pupitres. Les concours ne manquent pas pour concrétiser cette ambition. Mais attention, le chemin est souvent long et la concurrence est rude. Le prix à payer pour pouvoir, à votre tour, prendre place sur l'estrade.

A vos marqueurs, craies, partez !

A la question récurrente « Que voulez-vous faire comme métier ? », nombreux sont les écoliers qui répondent fièrement et de manière très laconique « Prof ! ».
Avec le temps, certaines de ces envies perdurent, devenues de véritables vocations. Cet engouement de tous temps pour la profession s'explique en partie par la diversité du métier. D'une part, les différentes matières qu'il est possible d'enseigner permettent au plus grand nombre de trouver sa voie. D'autre part, un large éventail de postes s'offre aux postulants : de la maternelle aux plus hauts cycles universitaires, ce sont autant de manières différentes d'exercer un même métier.

Devenir professeur, quelle que soit la section, nécessite avant tout un désir profond de transmettre un savoir. Pour cela, il faut pouvoir s'adapter à tous les publics, modifier ses préparations de cours, chercher à intéresser ses élèves. La tâche est évidemment de plus en plus complexe aujourd'hui, avec de nouvelles générations habituées aux médias et ancrées de plein pied dans une société de l'image. Il vous faudra vous creuser les méninges et rivaliser d'originalité pour les surprendre et les intéresser, tout en composant avec les contraintes d'un programme national.
Il faut également savoir que les fonctions d'un professeur ne s'arrêtent pas quand sonne la cloche. Même si la charge de cours moyenne pour un professeur de lycée est de dix-huit heures par semaine, le volume horaire grimpe très vite quand on y ajoute les préparations, corrections, travaux pratiques et autres réunions pédagogiques.

Appartenant à la fonction publique d'Etat, les professeurs relèvent du ministère de l'éducation nationale ou du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le statut général des fonctionnaires s'applique donc également aux personnels enseignants. Cela signifie, entre autres, que l'accès à la profession se fait par le biais d'un concours et que l'avancement s'obtient grâce aux notes et aux appréciations de la hiérarchie.

Les IUFM : temples de la prof'itude

Les IUFM, instituts universitaires de formation des maîtres, ont été créés en 1989 afin de centraliser la formation des professeurs de primaire et de secondaire dans un même établissement. En France, on dénombre 31 IUFM, soit un pour chacune des académies. Seul Mayotte fait exception, avec un Institut de formation des maîtres non universitaire, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas d'université sur l'île.

Les IUFM assurent trois missions complémentaires : la préparation aux concours, la formation initiale des fonctionnaires stagiaires et la formation continue des fonctionnaires titulaires. En théorie, il n'y a pas de concours d'entrée à l'IUFM, cependant la capacité d'accueil est limitée. Les établissements doivent donc procéder à une sélection qui, selon les régions, consistera en des examens de dossiers, des tests écrits ou des entretiens.
La première année d'IUFM est facultative. Si le lauréat obtient le concours sans être passé par l'IUFM, il accède directement à la deuxième année en tant que professeur stagiaire. A ce stade, bien qu'encore encadrés par l'IUFM, les étudiants-stagiaires sont rémunérés selon le barème national.

Les enseignants chargés de la formation des futurs professeurs sont de quatre types : des maîtres-formateurs, des enseignants du secondaire, des intervenants et des enseignants-chercheurs.

Les différents concours

L'accès à la profession se fait exclusivement par concours. Ceux-ci peuvent, selon les spécialités, se jouer aux niveaux national ou académique. L'affectation s'effectue ensuite par un système de points. Certaines régions étant extrêmement demandées, le sud de la France notamment, il est très difficile d'y trouver un poste en début de carrière.

En 2007, 9845 postes étaient ouverts pour l'ensemble des concours externes. Le nombre de postes est donc très limité par rapport aux prétendants. En moyenne, toujours pour la session 2007, seuls 13.93% des candidats ont réussi le concours. Cela revient à dire que pour chaque poste proposé, 7 candidats étaient présents.
Restons dans les statistiques en disant que 60% des candidats étaient des femmes et que 57% des admis avaient préparé le concours dans un IUFM1.

Tableau récapitulatif des concours

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M.I.

1 - Chiffres Education Nationale